La liste de mes envies pour la rentrée théâtrale

Allez, cette fois-ci, je m’y tiens, et je vais même essayer de l’instaurer comme une tradition pour les trois périodes qui rythment la saison théâtrale (rentrée de septembre, rentrée de janvier, et festival d’Avignon), cet article autour de mes attentes !
En vérité, il va aller plus loin que la simple rentrée de septembre : il s’agit plutôt de couvrir la première partie de saison, qui s’étend environ d’aujourd’hui à Noël.
Je me laisse libre d’y ajouter des spectacles au fil de mes découvertes de programmation qui peuvent encore aujourd’hui me manquer et je reste à l’écoute de vos conseils pour faire de cette rentrée 2022 la meilleure qui soit !

THÉÂTRE MICHEL

Je me souviens très bien de mon appréhension devant la création de J’ai envie de toi, il y a trois ans, déjà signé par Sebastien Castro. L’affiche ne me plaisait pas, le titre était pour le moins aguicheur, je m’étais dit que ce n’était pas forcément pour moi. Mais j’ai laissé sa chance au spectacle, et c’était finalement la mienne : j’ai passé un très bon moment. Résultat, aujourd’hui, c’est dans un mood complètement différent que je découvrirai le spectacle, en espérant qu’on n’apprécie pas l’humour de Sebastien Castro seulement quand on pense passer à côté !

Une idée géniale – A partir du 19 août

THÉÂTRE DE LA COLLINE

Difficile de passer à côté d’un spectacle qui réunit Alain Françon et Anouk Grinberg. Et j’ai comme l’intuition que l’art brut va bien aller à Anouk Grinberg. Ça me suffit.

Et pourquoi moi je dois parler comme toi ? – Du 22 septembre au 16 octobre

J’ai l’impression que Wajdi Mouawad et moi, c’est une fois sur deux. Dommage pour moi, j’avais tellement aimé Mère l’an dernier que cette année ne sera sans doute par la bonne. Mais je tiens malgré tout à le vérifier par moi-même. Quand bien même je passerai à côté, je sais que j’assisterai à un travail de grande qualité.

Racine carrée du verbe être – Du 30 septembre au 30 décembre

Il y a quelques années, en stage, j’ai été amenée à travailler sur le spectacle vivant dans la métropole bordelaise et j’ai beaucoup vu ce nom revenir. Le collectif OS’O. J’ai appris à les connaître, un peu, uniquement via cette étude, et je suis vraiment curieuse de découvrir leur travail sur scène. Je m’en suis fait une image dans ma tête, et j’ai hâte de voir si elle s’approche ou non de la réalité.

Boulevard Davout – Du 28 septembre au 16 octobre

Je suis Igor Menjisky depuis plus de dix ans maintenant, et lorsque je pense à lui, je ne sais pas trop pourquoi mais c’est souvent une image enfantine qui me vient. Peut-être parce que je l’ai découvert avec le théâtre d’impro, que je relie à une certaine forme d’amusement, peut-être aussi pour cette forme d »insouciance et d’envie qui se lisent parfois dans son regard. Bref, tout ça pour dire que je lui fais entièrement confiance pour monter un spectacle destiné autant aux adultes qu’aux enfants. En espérant que je piocherai un peu des deux côtés.

Gretel Hansel et les autres – Du 1er au 17 décembre

THÉÂTRE DE LA RENAISSANCE

Je dois le reconnaître : Ivan Calberac ne m’a jamais déçue. Découvert en tant que metteur en scène et co-auteur du premier spectacle de Michael Hirsch, Pourquoi ?, je l’ai retrouvé seul maître à bord d’une très bonne Dégustation il y a quelques années, et du génial Glenn, naissance d’un prodige créé à Avignon cet été. Autant vous dire qu’au vu de la distribution de ces Humains, qui ne comptent pas moins que Isabelle Gelinas et Bernard Campan – excusez du peu – je n’hésite pas une seconde de plus !

Les Humains – A partir du 23 septembre

THÉÂTRE DE POCHE-MONTPARNASSE

Lorsque j’ai vu la distribution de Duc et Pioche, j’ai un peu sauté au plafond. Parce que je suis une grande fan de Sabine Haudepin, qui se fait rare sur les planches ces dernières années. Parce que le couple qu’elle va former avec François-Eric Gendron, je l’ai connu dans un autre spectacle dont j’ai poncé la captation un nombre incalculable de fois : Les Belles Soeurs. Et puis parce que j’ai un faible assumé pour Jean-Marie Besset, qui signe l’écriture du texte. Autant vous dire que je refuse absolument d’être déçue.

Duc et Pioche – A partir du 31 août

COMÉDIE-FRANÇAISE

Je pense que Le Roi Lear est le Shakespeare que j’ai le plus vu ces dernières années. Pas mal de grands comédiens se sont confrontés à ce qui est pour moi l’un des plus beaux rôles du dramaturge anglais, pour des résultats pas toujours convaincants. C’est bizarre, mais quand j’ai appris que c’était Denis Podalydès qui allait incarner Lear, j’ai aussitôt pensé à ce qu’il avait proposé dans La Grande Magie, il y a des années de ça, comme si les rôles se répondaient un peu, quelque part. C’est un choix attendu mais cohérent ; il peut être un très grand Lear.

Le Roi Lear – Du 23 septembre au 26 février

Je ne sais pas trop pourquoi, ce spectacle m’a toujours fait envie. Peut-être parce que je ne connais pas du tout George Sand et que j’ai toujours eu envie de la découvrir. Je n’ai pourtant pas un très bon souvenir de ma première rencontre avec Laurent Delvert, qui avait mis en scène Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée au Studio-Théâtre. Mais on serait très bête de s’arrêter là-dessus pour juger le travail du metteur en scène, et je suis sûre que Gabriel nous offrira l’occasion d’une réconciliation.

Gabriel – 21 septembre au 30 octobre

Alors là. Je signe trois fois s’il le faut. Evidemment, j’ai vu comme beaucoup la version de Disney, mais c’est surtout l’envie de découvrir le conte original d’Andersen qui m’a poussée à réserver. Sa Petite sirène est si belle et si cruelle comparée à la version édulcorée qu’en a fait le studio américain, que je m’attends à tout pour celle-là. Et puis avec Johanna Boyé et Elisabeth Ventura aux manettes, j’ai entièrement confiance. Elles vont me faire retomber en enfance, je le sais.

La Reine des Neiges – Du 23 novembre au 8 janvier

THEATRE SAINT-GEORGES

Ça fait un petit bout de temps que je n’ai pas mis les pieds au Saint-Georges, et je suis ravie d’avoir plusieurs bonnes raisons d’y retourner. Mes premières bonnes raisons s’appelle Cristos Mitropolos et Ali Bougheraba, et sont les co-auteurs du spectacle. Ma troisième bonne raison se nomme Camille Favre-Bulle, découverte avec la même bande dans Sarvil l’oublié de la Canebière il y a un moment déjà. Et ma dernière raison s’appelle Agatha Christie, liée comme pour beaucoup à des moments de lecture marquant, et dont la vie m’est totalement inconnue. Des retrouvailles et des découvertes, ça sonne comme un bon début, non ?

Lady Agatha – A partir du 8 octobre

BOUFFES DU NORD

J’aime profondément le travail de Tiago Rodrigues. Je me dis donc que découvrir sa première pièce ne peut que me combler, ce retour aux sources devant exhaler une essence ultra concentrée du parfum Rodriguesien. Et puis, n’ayant encore vu Tiago Rodrigues parler du couple qu’à travers des oeuvres tierces, j’avoue ne pas savoir trop à quoi m’attendre, à part à passer une belle soirée.

Choeur des amants – Du 8 au 29 octobre

THEATRE DE L’ATELIER

Ne vous fiez pas à l’affiche, ce spectacle est sans doute l’un des incontournables de cette rentrée. C’est évidemment pour cette distribution de haut vol que Les enfants se place en haut du classement des spectacles qui m’attirent le plus dans les mois à venir : voir Cécile Brune, Frédéric Pierrot et Dominique Valadié dans une même pièce, c’est signer pour un moment de grâce.

Les Enfants – A partir du 20 septembre

THEATRE DU ROND-POINT

C’est évidemment pour le génial Jérémy Lopez que je meurs d’impatience de découvrir Max, un seul en scène autour de Max Linder, dont je ne sais rien, à part sa ressemblance avec le comédien qui va l’interpréter. C’est la première fois que je verrai Jérémy Lopez seul en scène, peut-être même la première fois qu’il le sera lui-même, et j’ai entièrement confiance dans son jeu, dans sa puissance d’incarnation, dans le don absolu de ses tripes sur le plateau, pour faire de cette rencontre avec Max Linder un grand moment de théâtre.

Max – Du 20 septembre au 9 octobre

THEATRE DE LA MICHODIÈRE

Il y a quelques années, j’adorais le travail de Michel Fau. Chacun de ses spectacles était un choc esthétique et émotionnel dont je ressortais complètement saisie. Un amour qui ne finit pas, d’André Roussin, fut de ceux-là. J’ai été beaucoup déçue depuis par les mises en scène de Michel Fau, mais j’ai envie de croire qu’avec Lorsque l’enfant paraît, le miracle André Roussin renaîtra.

Lorsque l’enfant paraît – A partir du 16 septembre

THEATRE DE LODÉON

Encore un Tiago Rodrigues, sur un sujet tout à fait différent cette fois, puisque Dans la mesure de l’impossible se confronte aux travailleurs de l’humanitaire. C’est un sujet qui me parle autant qu’il m’interroge, et le découvrir à travers les yeux de Tiago Rodrigues est une chance que je ne laisserai pas échapper.

Dans la mesure de l’impossible – Du 20 septembre au 14 octobre

A chaque fois que je vois un spectacle de Liddell, je pense que je suis prête mais en fait pas vraiment. Je ne comprends sans doute pas tout, mais il m’en reste toujours des images très fortes et des souvenirs davantage sensoriels qu’intellectuels. C’est parce que Liebestod a fait l’unanimité à Avignon la saison dernière que j’ai eu envie de renouveler l’expérience. Et de replonger dans cet univers unique.

Liebestod – Du 10 au 18 novembre

THÉÂTRE DU PETIT SAINT-MARTIN

Après Les règles du savoir-vivre dans la société moderne, Catherine Hiegel poursuit son compagnonnage avec Marcial di Fonzo Bo et le théâtre du Petit Saint-Martin avec une autre pièce de Jean-Luc Lagarce, Music Hall. Elle m’avait déjà fascinée l’année dernière, je n’en attends pas moins cette année. Quand on est Catherine Hiegel, a-t-on autre option que la perfection ?

Music Hall – A partir du 4 octobre

STUDIO DES CHAMPS-ÉLYSÉES

Dire que j’ai failli passer à côté de ce spectacle ! Je suis une grande grande fan de Stefan Zweig : Le joueur d’échec a été un vrai choc et je me souviens avoir lu toutes ses nouvelles à la suite, de manière presque boulimique. Et il y a eu Lettre d’une inconnue. Je me sentais proche de l’écriture de Zweig, de ce qu’il faisait passer, mais elle reste probablement la nouvelle qui m’a le plus touchée, qui m’a blessée et m’a guérie aussi, un peu. Ophelia Kolb a toute la sensibilité et la puissance pour incarner cette inconnue. Que j’ai hâte, mais que j’ai hâte.

Lettre d’une inconnue – A partir du 16 septembre

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