Festival NAVA 2012 !

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Si le festival d’Avignon est connu de tous (n’est-ce pas ?), ce n’est pas forcément le cas pour le festival de Limoux, cette petite ville près de Carcassonne. Ce festival a pour particularité de présenter des lectures … comme si le travail était toujours en cours, nous assistons donc à des spectacles où les comédiens tiennent leur texte dans leur main, y jetant des coups d’oeil de temps à autres. Etonnant, mais finalement pas si génant que ça.

Je n’ai pu assister qu’à 2 spectacles, celui du 27 et du 28. Deux spectacles vraiment très différents.

Tout d’abord, le vendredi, j’ai découvert Car tu es poussière. Dans la continuité de mes découvertes de vacances (après Jarry et Genêt), voici maintenant Pinter qui s’ajoute à ma petite liste. Pinter, c’est spécial, c’est plutôt compliqué, plutôt implicite, plutôt difficilement compréhensible à vrai dire. Je pense même que plusieurs interprétations sont possibles, étant donné que rien n’est clairement explicité. De plus, les deux comédiens étaient sur scène, sans mise en espace, juste lisant leur texte sur leur pupitre … Peut-être qu’avec une plus grande mise en scène, l’histoire se comprendrait mieux (y a-t-il des ellipses entre chaque intervention de la femme ? Difficile à dire ici …). Mais c’est le principe de NAVA, qui met en avant le texte avant la mise en scène.

Le lendemain, c’était au tour du Kiné de Carcassonne d’être présenté, en plein air cette fois-ci. La pièce, écrite à 4 mains, relate une histoire de famille, française, Carcassonnaise, qui à la suite du decès du frère du père de famille, se rend à New-York où il résidait et cherche à obtenir l’héritage de ce dernier … Et particulièrement certains tableaux. Mais son colocataire (et ancien compagnon) ne l’entend pas de cette oreille … Entre guerre familiale et troubles dans les vies privées de chacun, la pièce reste pourtant comique, chose plutôt rare chez Jean-Marie Besset qui nous avait habitués à des sujets profons et souvent noirs. Elle est soutenue par d’excellents acteurs, et tout particulièrement Raphaëlline Goupilleau et sa voix si marquante, irrésistible en mère totalement perdue et dépassée par les évènements, ou encore Arnaud Denis et Chloé Olivères, des « valeurs sûres » qui continuent de m’étonner par leur talent … Ces deux comédiens parlent durant toute la pièce avec un accent américain prononcé, allant parfois jusqu’à dialoguer dans la langue, et gardent malgré tout leur aisance et leur naturel sur scène. J’ai également été très heureuse de découvrir un David Zeboulon meilleur que dans Pour un oui ou pour un non, plus assuré, et bien plus crédible. Enfin, l’ acteur Félix Beaupérin m’a beaucoup impressionée : malgré son jeune âge, il semble sûr de lui et joue comme s’il avait déjà du métier derrière lui. J’espère vraiment que la pièce montera à Paris !

Ce festival possède une autre particularité : après chaque spectacle, les spectateurs sont invités à déguster de la blanquette (spécialité de la région), et peuvent ainsi discuter avec d’autres passionnés de théâtre, et même donner leur avis aux acteurs … Cela permet de passer de très bons moments, d’essayer de reconnaître certaines têtes connues (Virginie Pradal et Jean-Michel Ribes était présents, par exemple), ou encore de constater la simplicité de certains grands acteurs !

En bref, ce festival de théâtre fut une très bonne expérience, si ce n’est que la ville manque un peu d’attractivité, et que la journée peut se faire longue, en attendant le spectacle du soir.

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