Sélection Avignon OFF 2024

Dimanche 16 juin. Je pars au Festival dans à peine plus de deux semaines. J’ai rarement été autant à la bourre pour sortir ma traditionnelle sélection mais il faut dire que le OFF lui-même ne nous a pas beaucoup aidés en sortant son programme il y a une dizaine de jours. Alors c’est vrai qu’on s’attendait déjà à un Avignon un peu bizarre, un peu amputé de quelques jours à l’approche des JO, un peu bissextile avec des théâtres qui commencent plus tôt, d’autres plus tard, des compagnies qui ne jouent qu’une moitié de Festival compte tenu du contexte économique… ce sera finalement un Avignon encore plus bizarre puisque vient s’ajouter à tout ce barda un événement politique impromptu qui risque de se sentir un peu dans l’air ambiant – on se demande d’ailleurs comment vont se tenir les élections quand certaines écoles et collèges tiennent lieu de théâtre. Et pourtant. Et pourtant je crois que jamais sélection ne m’a fait autant envie. Je trépigne d’impatience. C’est comme avant un rendez-vous galant. Tout est encore possible. Alors rêvons !

Bon, là, clairement, c’est l’affiche qui m’a eue. Cette harmonie de bleus, cette licorne en glace, ce regard qui nous juge, déjà, ça me donne envie d’aller plus loin. Plus loin, c’est le titre, qui m’interroge. Je suis déjà prise à 80%. En gros, si le résumé évite le red flag, je signe. Je lis rapidement, histoire de ne pas trop me spoiler. J’y vois un spectacle sur la singularité. Bingo ! J’ai signé.

Rallumer les lucioles – Théâtre de l’Optimist – 13h40 – Durée 1h10

J’ai été tout de suite attirée par cette affiche ô combien suggestive pour les fan de Pixar ou de Vice-Versa – dont je suis. J’ai évidemment complètement hâte de découvrir le 2 en salle. Et je suis très curieuse de ce que ça peut donner, en seul en scène, sur un plateau de théâtre.

Coeur à coeur – Théâtre des Barriques – 17h35 – Durée 1h05

Franchement, « un artiste qui parle avec humour de sa cohabitation avec sa verge », n’allez pas me faire croire que vous non plus vous ne vous êtes pas arrêté sur ce spectacle. En plus, j’avoue que je m’attendais à une affiche un peu crasseuse et que je suis complètement séduite par la proposition visuelle. Comme quoi !

Elle vous dit tout – Al Andalus – 12h30 – Durée 1h

Bon là je crois que c’est assez évident. C’est pour le titre que je suis là. Enfin pour le titre. Evidemment il est accrocheur mais en fait j’ai vraiment envie d’entendre ce qu’on peut avoir à dire sur cette question et d’écouter débattre sur les questions qu’elle soulève. Nourrir un peu ma réflexion, en fait. J’espère que le titre n’est pas trompeur sinon je serais brave.

Michelle doit-on t’en vouloir d’avoir fait un selfie à Auschwitz ? – La Factory – 15h40 – 1h05

Je les ai beaucoup croisés l’année dernière dans les rues d’Avignon et il m’ont fait envie avec leur air sympa et leur histoire de coloc en prison. J’ai bien envie de passer un moment avec ces types en orange.

Pauline & Carton8M2 – Episcène – 21h – 1h30

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais il y a beaucoup de choses qui me fascinent dans la vie. Les applications de rencontre en font partie. Peut-être parce qu’elles sont arrivées trop tard pour moi et qu’une partie de moi est un peu frustrée. Alors je fais joujou avec les comptes des amies. Et quand je vois un spectacle sur le sujet, je jette un oeil de loin. Et quand je vois que Charly Fournier en est, je jette un oeil de près.

Fast Romance – Au Palace – 19h20 – 1h15

Je crois que la perspective de retrouver Jina Djemba, que je n’ai pas vue depuis 12 ans sur un plateau, m’aurait convaincue d’aller voir n’importe quel spectacle. Mais Ring n’est pas n’importe quel spectacle. J’ai vu ce spectacle il y a plus de dix ans, avec Audrey Dana et Sami Bouajila. J’en garde un souvenir mitigé. Ma vision du couple a dû évoluer depuis (enfin, j’espère !), ma vision du théâtre aussi. J’aime bien l’idée de confronter ces deux moi. Let’s battle !

Ring – Théâtre Actuel – 10h – 1h20

J’ai vu Jean-Pierre Bouvier, je vous avoue que je ne suis pas allée chercher plus loin. Parce que je suis un peu pro, quand même, je viens de lire le résumé, et vous savez quoi ? En plus, ça me fait envie. Mais Jean-Pierre Bouvier, en fait, je crois que ça me suffisait.

M & Mme Dieu – Théâtre du Chien qui fume – 12h35 – Durée 1h30

Vous savez moi je suis faible et j’aime bien ce genre d’affiche. Je sais pas, j’ai tout de suite envie de monter dans cette voiture, moi aussi. En plus, je n’avais rien de programmé au Roi René cette année, et c’est quand même la tradition.

Ma famille en or – Roi René – 15h25 – 1h25

Moi, si je devais résumer ma vie aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres. Et j’aime bien certains clins d’oeil que me fait la vie. J’ai d’abord choisi ce spectacle pour son sujet. Parce que la fille de Portugais que je suis connait trop mal La Révolution des oeillets et que ça me pèse depuis longtemps. Quand j’ai vu que la mise en scène était signée de Daguerre, j’ai été tout à fait sûre d’y aller. Et ce n’est qu’à ce moment que j’ai vu le nom de Lionel Cecilio. Lionel Cecilio, il m’avait invitée à son spectacle il y a près de dix ans de ça. Il jouait dans le tout petit Théâtre Pixel à l’époque et j’étais toute fière d’avoir pu échanger avec lui à la sortie du spectacle. Et je suis un peu émue de me dire que je vais le revoir après tout ce temps.

La fleur au fusil – Théâtre des Brunes – 19h35 – Durée 1h15

Cette année, mon quota classique à Avignon se fera avec Marivaux pour mon plus grand bonheur ! Mais vous savez ce qui décuple cette joie ? C’est que cette Double Inconstance est mise en scène par le génial Jean-Paul Tribout, qui sera aussi sur scène. Et qui nous permet de retrouver la merveilleuse Marilyne Fontaine. Que demande le peuple ?

La Double Inconstance – Essaïon Avignon – 11h45 – Durée 1h30 La Factory – 12h35 – Durée 1h20

Quand on est ingénieur en photonique et passionné de théâtre, on n’a pas vraiment le droit de manquer ce spectacle. Et puis autant je peux parler longtemps (enfin disons, un peu) de la dualité onde-particule de la lumière, autant, l’histoire de l’invention de celle-ci, c’est pas vraiment ce qu’on apprend aux ingénieurs (ou alors j’ai loupé ces cours-là, c’est possible). Bref, il n’est jamais trop tard pour compléter sa formation !

Lumière ! – Le Girasole – 15h30 – Durée 1h20

Le chouchou Grégory Baquet est présent dans deux spectacles différents cette année et il a fallu en choisir un. On n’était pas vraiment sur le même choix avec ma +1 car elle manque cruellement de fun mais comme je manque cruellement de culture je me suis dit qu’un petit duel Rousseau/Diderot, là, ça ne pouvait que me faire le plus grand bien.

La raison du plus fou – La Luna – 11h11 – Durée 1h20

Je vais de moins en moins à La Manufacture (pourtant, promis, je ne vote toujours pas à droite) mais je continue de regarder attentivement la programmation. J’ai vu Michel Berger, je me suis dit que c’était sans doute le spectacle qui m’attendait cette année. Et si en plus il est musical, je serai tout à fait comblée.

Il nous restera la musique – Théâtre de la Manufacture – 21h10 – Durée 1h15

J’adore la Fabrik Théâtre. J’ai toujours hâte de retrouver ce chouette lieu à l’atmosphère si accueillante, à l’ambiance détendue, conviviale, presque familiale. J’y découvre chaque année de jeunes compagnies, et cette fois c’est cette adaptation de Dom Juan version rockstar qui a attiré mon attention. Vivement !

Requiem pour un fou – La Fabrik Théâtre – 21h – Durée 1h20

Tradition instaurée depuis Adieu Monsieur Haffmann : on ne rate pas le nouveau Daguerre ! C’est tout !

Du charbon dans les veines – Théâtre du Chien qui fume – 14h50 – Durée 1h30

Parce que c’est une tragédie du XVII pratiquement jamais jouée mais très intéressante qui fait la part belle au théâtre dans le théâtre. Non en vrai je sais pas si vous m’avez cru mais je rigole, perso j’en n’avais jamais entendu parler mais ma +1 tient absolument à saisir l’occasion de découvrir cette pièce et comme il faut pas mourir idiot, je suis !

Le véritable Saint Genest – Théâtre des Corps Saints – 10h30 – Durée 1h20

Ben, vraiment, ce titre. Que dire d’autre ?

Que faire des cons ? – Théâtre Notre Dame – 18h – Durée 1h10

On est sur un beau fil d’Ariane là (ne me remerciez pas pour le jeu de mot, c’est pour moi c’est cadeau). Le nom de Thomas Gendronneau vous dit peut-être quelque chose après ses succès dans No Limit, Songe à la douceur ou plus récemment Le Fléau. Bref, nous, on est assez fan, donc on va évidemment aller le soutenir pour sa deuxième pièce (oui, on avait raté la première, shame on us).

Arianne, un pas avant la chute – La Factory – 20h45 – Durée 1h20

J’ai l’impression de connaître leur nom depuis toujours mais en fait je me rends compte que je ne sais pas vraiment dire ce qu’ils font. Ou plutôt je croyais jusqu’à il y a peu que c’était des acrobates et ma +1 pensait que c’était des chanteurs a capella, si ça se trouve ce sont des dresseurs de chien mais en tout cas il est temps de lever le mystère.

Un air de fête – Les Gémeaux – 10h – Durée 1h15

J’ai envie de vous dire que c’est parce qu’on fait toujours au moins un spectacle musical à Avignon, et c’est vrai, mais la vraie raison c’est que je suis amoureuse de Christophe Malavoy. C’est tout.

Les enchanteurs – Les Gémeaux – 11h45 – Durée 1h20

J’adore Ibsen, hélas trop peu joué dans notre contrée du camembert qui voit surtout se monter Peer Gynt ou Un ennemi du peuple, et bien que je connaisse ce titre de réputation, je n’ai encore jamais eu la chance de le voir joué (et je ne l’ai par ailleurs jamais lu).

Une maison de poupée – Théâtre des Gémeaux – 13h20 – Durée 1h20

J’ai l’impression que c’est la 10e fois que j’écris ça : Régine, je connais de nom, mais je serais bien en mal de vous raconter quoi que ce soit sur elle. En fait, je suis très dans l’approximation comme meuf : je survole plein de trucs mais incapable d’aller dans le fond des choses. Heureusement que le théâtre me permet de me cultiver un peu.

Régine – Théâtre des Gémeaux – 19h05 – 1h20

Alors de un, j’aime beaucoup les scenari politiques. De deux, j’aime beaucoup Jean-Pierre Michaël. De trois, j’ai plutôt confiance en Christophe Lidon. De quatre, on s’est manqué plusieurs fois avec Davy Sardou donc c’est sûrement l’heure de la réconciliation. Et de cinq, je trouvais que j’avais pas encore assez de spectacles programmés aux Gémeaux pour cette année.

L’ami du président – Théâtre des Gémeaux – 17h15 – Durée 1h25

Pas évident de piocher dans la programmation du 11. Tout a l’air passionnant. Alors on choisit nos thèmes favoris. Nos sujets de prédilection. En l’occurrence, pour La ligne solaire, le couple. Et l’occasion peut-être de me réconcilier avec Viripaev.

La ligne solaire – Le 11 – 11h40 – Durée 1h20

Je crois que si j’avais été ministre, c’est à l’Éducation que j’aurais aimé être (c’est le moment où il faut l’annoncer, non ?). Je pense que j’ai bénéficié de toutes les failles de ce système que j’aimerais reconstruire de l’intérieur. Ça me fascine. L’éducation, ou plutôt la place du système éducatif dans nos trajectoires de vie. Et le débat, l’éternel débat sur ce système qui prône l’égalité des chances et continue de favoriser les mieux lotis.

Le mérite – Le 11 – 11h – Durée 1h10

Bon, ok, j’avais annoncé que je sélectionnais mes spectacles au 11 selon mes sujets de prédilection. Je ne sais pas trop ce qu’on peut conclure avec Strip – que je suis curieuse, disons. Curieuse des raisons qui poussent des artistes à se plonger dans ce milieu. Curieuse de ce qu’ils viennent y chercher. Curieuse de ce qu’ils y trouvent.

Strip (au risque d’aimer ça) – Le 11 – 20h40 – Durée 1h30

Je crois que j’aurais pu choisir ce spectacle rien que pour son affiche. Je crois que j’aime bien les affiches qui jouent uniquement sur la couleur. Je crois que j’ai jeté un vague coup d’oeil au résumé de la pièce et que les mots de développement personnel, de sentiment d’échec et de débordement m’ont tout de suite sauté aux yeux. Je crois que ce spectacle va bien me plaire.

Juliette – Les Béliers – 16h05 – Durée 1h15

Ça c’est quelque chose de rigolo. J’étais passée un peu à côté de la hype No Limit parce que je ne suis pas une grande cliente de l’humour absured. Enfin disons que j’avais reconnu la qualité du spectacle mais que je n’avais pas ri à gorge déployée (pas fun, la meuf). Et pourtant, des années après, je dois reconnaître qu’il m’en reste pas mal de choses. Bref, Robin Goubil a écrit une nouvelle pièce, voyons si j’ai gagné en fun depuis quelques années.

The Loop – Les Béliers – 19h10 – Durée 1h15

Le destin a tout fait pour que j’aille voir ce spectacle. Je suis d’abord tombée dessus complètement par hasard sur une billetterie en ligne que je ne consulte normalement jamais. Puis j’ai été tractée lors d’un spectacle des Filles de Simone pour lequel, il me semble, la comédienne assurait l’after show. Et le voilà qui se représente à nouveau sous mes yeux dans la programmation des Béliers. C’est trop et ma curiosité m’en voudrait de passer à côté !

Ma vulve et mon uku – Les Béliers – 20h25 – Durée 1h15

C’est mon côté boomer mais j’adore les spectacles qui abordent le sujet de notre rapport aux réseaux sociaux. Sans doute parce que c’est quelque chose que je trouve fascinant dans le réel. Et en plus c’est signé Ivan Calberac ? Mais je double signe !

Like – Les Béliers – 13h55 – Durée 1h20

C’est d’abord l’affiche qui a attiré mon attention. Puis j’ai jeté un coup d’oeil à la distribution. Lionel Abelanski, Vincent Deniard. Tiens, tiens. J’ai regardé à nouveau l’affiche. Et puis j’ai lu le résumé. Et même si j’ai l’impression de voir venir le sujet à des kilomètres (comme j’espère me tromper !) j’ai très envie de laisser une chance à cette normalité-là.

Normal – La Scala Provence – 14h30 – Durée 1h30

Bon, clairement, team Antigone d’Anouilh, mais on n’a pas toujours ce qu’on veut dans la vie et déjà retrouver l’équipe de Kids c’est un bonheur, donc je signe pour Sophocle. Ou pour d’après Sophocle, d’ailleurs, ce qui peut être un peu mieux (ou complètement pire, tout dépend d’eux).

Antigone – La Scala Provence – 19h35 – Durée 1h15

J’adore Marivaux, l’adore L’Épreuve, j’adore La Dispute, et j’ai très envie de voir ce que les comédiens de l’Académie de la Comédie-Française peuvent nous proposer autour de ce sujet.

L’épreuve – La Scala Provence – 13h40 – Durée 1h20

J’aime beaucoup Jean-Paul Farré même si ma dernière expérience m’a un peu refroidie MAIS il revient à ce qu’il sait faire de mieux en prenant les traits de Beethoven. J’y crois !

Beethoven, la malédiction – La Scala Provence – 16h30 – Durée 1h15

Madani. On ira tout voir de Madani. Un point c’est tout.

Entrée des artistes – Théâtre des Halles – 11h – Durée 1h20

Et comme la vie, c’est merveilleux, Issam Rachyq-Ahrad, on l’a découvert chez Madani (ok, ok, ma +1 l’a découvert chez Madani, moi je ne l’ai découvert que bien plus tard en captation.) Et comme on adore ce genre de fil d’Ariane, et que le sujet est passionnant, on voit pas pourquoi on se priverait.

Ma république et moi – Les Halles – 14h – 1h

Que voir à Paris en 2024 ?

Pfiou ! La voilà tout juste sortie du four – 5 janvier, il paraît même qu’on n’est pas trop en retard : la traditionnelle sélection du début d’année ! Je vous sais friands de cet article (même un peu trop à mon goût : j’ai beau soigner mes écrits toute l’année, ce sont mes articles de sélection qui donnent toujours les meilleurs résultats – ceci étant, quand on se rend compte que les critiques qui fonctionnent le mieux sont celles avec les titres les plus mordants, on comprend que vous êtes vraiment terribles !) et je dois avouer que moi-même il m’aide à y voir plus clair. Et là, clairement, le Tetris à venir pour organiser l’agenda de début d’année va être trèèèès compliqué. Il faut dire que ce cru 2024 donne envie, et sur toute la ligne, car notre sélection zyeute avec autant d’envie la programmation du T2G qu’un spectacle d’Isabelle Mergault. Tout le monde devrait donc trouver chaussure à son pied, amis snobs (d’un côté comme de l’autre, on est toujours le snob de quelqu’un) comme amis curieux. Alors à vos réservations, et puisse le sort vous être favorable !

C’est simple, si je peux voir chacune des prochaines apparitions d’Emmanuelle Bercot au théâtre, je vais le faire. C’est quasiment une résolution de vie. Parce que même quand je reste en dehors, comme pour Après la répétition / Persona présenté au Théâtre de la Ville à l’automne dernier, je suis complètement subjuguée par son jeu. Et donc un peu dedans malgré tout.

Together – Théâtre de l’Atelier – A partir du 16 janvier

Catherine Ringer, en fait. Catherine Ringer.

L’érotisme de vivre – Théâtre de l’Atelier – Du 1er au 6 avril

Ce spectacle tourne depuis dix ans, je ne compte pas le nombre de fois où on me l’a recommandé, c’est un banger absolu, ça parle de ma pièce préférée, je me demande bien ce que j’ai fait ces dernières années pour le manquer constamment.

Dans la peau de Cyrano – Théâtre du Ranelagh – A partir du 18 janvier

Parce que c’est toujours intéressant de voir le travail d’un même metteur en scène sur deux projets aussi différents (Pauline Susini travaille également sur Un Tramway nommé désir au Théâtre Antoine, plus bas dans cette liste !), parce que le travail documentaire sur la reconstruction post-attentat m’intéresse, parce que ce titre à consonance « tragédie grecque » m’interpelle, et puis aussi parce que le Théâtre 13 me manque.

Les Consolantes – Théâtre 13 – Du 30 janvier au 9 février

Le titre suffirait à convaincre la grande gourmande que je suis même s’il n’est pas question des merveilles sucrées ici. Mais parce que Justine Heynemann, parce que théâtre musical, et parce que La Huchette. Et puis il y a plein de paillettes dans la bande-annonce, autant vous dire que j’en ai déjà plein les yeux.

Cookie – Théâtre de la Huchette – Actuellement

Encore un spectacle dont j’ai beaucoup entendu parler. Tellement entendu parler en vérité que je suis allée découvrir Yohann Metay dans son nouveau spectacle cette année au OFF d’Avignon. Et c’était très chouette. Alors le voir parler de running, en plus, pour moi qui prépare mon premier marathon cette année (laissez-moi slay un peu), j’ai hâte !

La tragédie du dossard 512 – L’Européen – A partir du 30 janvier

Je n’aime pas particulièrement Christine Angot – et ses apparitions médiatiques sont à peu près tout ce que je déteste – mais j’avais quand même tenté l’adaptation de son Dîner en ville par Richard Brunel il y a quelques années à la Colline, qui m’a laissé un grand souvenir. Gageons qu’il en sera de même pour ce Voyage dans l’Est, dont la distribution me fait saliver d’avance.

Le voyage dans l’est – Théâtre Nanterre-Amandiers – Du 1er au 15 mars

Je me souviens parfaitement de ma rencontre avec ce film. J’étais déjà amoureuse de Robin Williams (j’avais vu Will Hunting un nombre bien trop élevé de fois) et j’étais hypée avant même que ça commence. Mais je ne m’attendais pas à ce que le sujet me touche de si près. Petite apnée cinématographique. J’espère que son adaptation théâtrale me fera le même effet.

Le cercle des poètes disparus – Théâtre Antoine – A partir du 24 janvier

Le Misanthrope fait partie de ces pièces, comme Cyrano, comme Le Cid, vers lesquelles je suis attirée comme un aimant. Quand en plus vous ajoutez le nom de Thomas Le Douarec et que les échos des copains qui l’ont vu cet été à Avignon sont positifs, on se demande vraiment pourquoi on se priverait !

Le Misanthrope – Théâtre de l’Epée de bois – Du 11 au 28 janvier

Franchement, si on m’avait dit que je verrai un jour Jean-Luc Reichmann et Isabelle Mergault au théâtre, je n’y aurais pas cru. Mais qu’est-ce qu’on en ferait pas pour voir Virginie Pradal ! Et vous savez quoi ? La vérité, c’est que je suis archi curieuse.

Le Bracelet – Théâtre des Nouveautés – A partir du 10 janvier

J’aime le théâtre de tréteaux que propose Emmanuel Besnault et j’ai vraiment hâte de voir comment il va s’en sortir dans ce Chapeau de paille d’Italie avec seulement cinq comédiens. Mais j’ai confiance. Moi qui ai été si déçue de la version d’Alain Françon, je n’ai qu’une seule attente : RIRE.

Un Chapeau de paille d’Italie – Théâtre du Lucenaire – A partir du 10 janvier

13 ans de blog et toujours pas vu (ni lu) Les Chaises. Une vague idée de ce dont il s’agit. Et une grande envie de le découvrir sur scène. Ce sera peut-être enfin la bonne !

Les Chaises – Théâtre du Lucernaire – A partir du 10 janvier

J’étais ultra hypée par ce spectacle lorsqu’il a été annoncé initialement : il réunissait trois de mes artistes préférés, Arnaud Denis, Maxime d’Aboville, Adrien Melin. Malheureusement, Arnaud Denis a dû laisser la main pour la mise en scène pour des raisons de santé, et c’est Thierry Harcourt qui assurera la mise en scène. Petit pincement au coeur, mais c’est chouette aussi, et j’ai hâte de découvrir cet Anouilh que je ne connais pas !

Pauvre Bitos – Théâtre Hébertot – A partir du 9 février

J’ai pour habitude de dire que je n’aime pas Genet mais ma seule rencontre avec l’auteur remonte à une version des Bonnes proposée au Lucernaire il y a plus de 10 ans. C’est peut-être l’heure de s’y confronter à nouveau. Et doublement, puisqu’une mise en scène des Paravents par Nauzyciel m’attend un peu plus tard dans l’année. L’année sera Genet, ou ne sera pas !

Les Bonnes – Théâtre 14 – Du 27 février au 21 mars

Franchement, Prévert, Anne Baquet, Jean-Paul Farré : on n’a plus qu’à se laisser porter, en fait !

Fatatras ! – Théâtre de Poche-Montparnasse – A partir du 11 janvier

Je ne sais combien de fois j’ai entendu le haut de l’arbre généalogique vanter Barbey d’Aurevilly. Le harcèlement a fonctionné, la curiosité est là, et bientôt mon inculture sera comblée !

Les Diaboliques – Théâtre de Poche-Montparnasse – A partir du 16 janvier

Là encore, le haut de l’arbre généalogique n’est pas pour rien dans la sélection. Colette est au programme de prépa et j’entends chanter ses louanges depuis quelques mois. Et puis comme j’ai aussi un peu une personnalité (la tentative de s’affirmer est grande !), je dois dire que Léna Breban à la mise en scène et Jean-Marc Hoolbecq à la chorégraphie, ce sont pour moi des valeurs sûres (et que j’aurais probablement pointé mon nez même sans le contexte très Colettien !).

Music-Hall Colette – Théâtre Tristan Bernard – A partir du 26 janvier

J’ai un peu fait la tronche devant l’affiche, et puis j’ai jeté un coup d’oeil à l’auteur/metteur en scène et lu le résumé. Il ne m’en fallait pas beaucoup plus pour me convaincre. Hâte de voir la plume de Côme de Bellescize raconter le monde de l’entreprise.

Mondial Placard – Théâtre Tristan Bernard – A partir du 19 janvier

Déjà, ce titre, je dois le dire, il me plaît bien. Premier bingo. Ensuite, ce « Moman », vous m’auriez demandé un comédien qui irait bien avec, je vous aurais dit Hervé Pierre. Deuxième bingo. Après, vous me proposez un duo avec Clotilde Mollet, c’est troisième bingo, jeu, set et match, emballé c’est pesé, bref, une Mordue enchantée.

Moman, pourquoi les méchants sont méchants ? – La Scala Paris – Du 9 avril au 19 juin

J’ai une relation un peu particulière avec Kids car lorsque je stalkais mon crush au lycée (qui est aujourd’hui mon compagnon, croyez en vos rêves !), j’étais tombée sur pas mal de photos du spectacle dans lequel il incarnait l’un des jeunes de cette pièce. Et l’atmosphère était à peu près la même que sur les photos de la version donnée à La Scala. Dont on m’a dit beaucoup de bien cet été à Avignon. Hâte de confronter enfin la réalité avec tout ce que mon imaginaire a pu inventer de son côté.

Kids – La Scala Paris – Du 1er maras au 6 avril

Je ne sais pas à partir de combien de spectacles on peut dire qu’on suit une metteuse en scène. Disons qu’à partir du 2e, je me suis dit que je ne raterai plus Justine Heynemann, qui est d’ailleurs déjà présente un peu plus haut (et un peu plus bas !) dans cette liste. J’aurais dû voir Punk.e.s cet été à Avignon mais un petit bug d’agenda et une salle pleine m’en ont empêché. C’est quand même une super raison de rater un spectacle, une salle pleine. Je suppose donc qu’elle n’a pas besoin de moi pour l’aider à remplir, mais moi, j’ai triplement envie d’elle dans ma saison !

Punk.e.s – La Scala Paris – Du 27 mars au 6 avril

Je n’ai pas vu mon premier Lupa dans les meilleures conditions possibles. J’étais épuisée et je suis partie avant la fin. Je ne m’attendais pas à ce que cette deuxième rencontre soit aussi compliquée : peut-être avez-vous entendu parler du scandale autour de la création du spectacle, annulé au dernier moment cet été à Avignon pour mésentente entre les équipes techniques de la Comédie de Genève, où le spectacle répétait, et le metteur en scène. Restent les acteurs, qui font clairement partie de mon envie de découvrir ce spectacle, et qui disent avoir envie de présenter leur travail. Intriguée.

Les Emigrants – Odéon – Théâtre de l’Europe -Du 13 janvier au 5 février

Le travail de metteur en scène de Braunschweig est singulier, cérébral, toujours intéressant. Et étonnamment c’est peut-être dans Arne Lygre qu’il met le plus de tripes. Sera-t-il reprogrammé montant cet auteur lorsqu’il ne sera plus directeur de l’Odéon ? Pas sûr. Savourons !

Jours de joie -Odéon – Théâtre de l’Europe – du 20 avril au 5 mai

Si vous avez tout lu (vous êtes bien courageux), vous savez que ma relation avec Genet n’a rien d’évident. Sachez aussi que ma relation avec Nauzyciel a démarré sur une catastrophe absolue (ceux qui ont vu La Mouette de la Cour d’Honneur il y a quelques années me comprendront peut-être). Allez, on fait table rase, et on réessaie.

Les Paravents – Odéon – Théâtre de l’Europe – Du 31 mai au 19 juin

Le Cid est en lui-même une raison suffisante pour avoir envie de découvrir ce spectacle, mais si vraiment vous avez besoin de raisons supplémentaires, non seulement on sait qu’on passe souvent de chouettes moments à l’Artistic, mais en plus la perspective de retrouver Cédric Colas sur scène nous réjouit d’avance !

Le Cid – Artistic Théâtre – A partir du 29 janvier

Je suis partagée. Je suis évidemment attirée par le duo Briançon-Berléand qui peut être un véritable feu d’artifice sur scène, mais j’ai peur d’être un peu extérieure au délire, ne connaissant pas les sketchs originels. Mais je vais peut-être quand même me laisser tenter.

Poiret Serrault – Extraits extras – Théâtre du Petit-Montparnasse – A partir du 13 février

Je zieute ce spectacle depuis sa création, je l’ai déjà raté à Gennevilliers, et si j’ai d’abord eu envie de le voir pour Suzanne de Baecque, je dois dire que ce sujet presque documentaire autour d’un concours de Miss m’intrigue et m’intéresse tout particulièrement. Doublement hâte, donc !

Tenir debout – T2G – Du 20 février au 4 mars

Parce que je n’ai jamais vu la pièce, parce que je connais trop mal Tennessee Williams, parce que c’est un peu couillu de monter ce spectacle aux Bouffes Parisiens, parce que Cristiana Reali et Nicolas Avinée.

Un Tramway nommé désir – Théâtre des Bouffes Parisiens – A partir du 31 janvier

Vous connaissez cette sensation quand votre corps se souvient de quelque chose avant vous ? C’est ce qui m’est arrivé devant Les années twist. Un sentiment d’excitation qui venait d’ailleurs. Et puis j’ai compris. J’ai entendu Nicolas Briançon parler avec tant d’enthousiasme de ce spectacle, qui a constitué sa première grosse tournée, que c’est remonté d’un coup. Mais même sans ça, je crois que j’aurais vraiment très envie d’aller me trémousser au son des années twist !

Les années twist – Théâtre de la Tour Eiffel – A partir du 1er février

Et hop troisième apparition de Justine Heynemann dans cette liste. Et dans un projet encore complètement différent – à se demander combien cette metteuse en scène a de cordes à son arc ! Pour elle, pour le duo qu’elle forme avec Rachel Arditi à l’adaptation, pour Pénélope Bagieu, pour ce chouette sujet, et pour la curiosité de voir une BD adaptée au théâtre…

Culottées – Comédie-Française – Du 25 janvier au 3 mars

Parce que c’est le cabaret annuel du Français et que c’est mon petit plaisir coupable de les entendre chanter, ces comédiens-là…

Art majeur – Comédie-Française – Du 21 mars au 5 mai

Parce qu’un pareil titre monté salle Richelieu – et avec une aussi chouette distribution – ça ne se rate pas, si ? Pitié chère Comédie-Française, ne me déçois pas ENCORE.

Macbeth – Comédie-Française – Du 26 mars au 20 juillet

Je ne sais pas trop pourquoi, quand j’ai découvert ce titre, lors de la présentation du spectacle au Festival d’Avignon 2012, dans une mise en scène de Braunschweig, il m’a marquée. Je n’ai pas vraiment d’idée de ce qui se cache derrière. Mais Pirandello continue de m’intriguer, tout comme Marina Hands metteuse en scène.

Six personnages en quête d’auteur – Comédie-Française – Du 5 juin au 7 juillet

C’est le nouveau Michalik. Vous croyez vraiment que je pourrai rater le nouveau Michalik ? Trop hâte de voir le nouveau Michalik. Vive Michalik.

Passeport – Théâtre de la Renaissance – A partir du 26 janvier

C’est drôle, j’ai un grand respect pour Sébastien Azzopardi, je conseille ses pièces régulièrement, j’ai l’impression qu’il fait partie de mon univers théâtral, et pourtant je me rends compte que je n’ai jamais vu un de ses spectacles. On va remédier à tout ça, et avec un sujet qui me fait très envie. Que demande le peuple ?

Ma version de l’histoire – Théâtre Michel – A partir du 10 janvier

Parce que j’aime les histoires d’amour, parce que j’aime les problématiques sociales qu’elle peuvent porter en elle, parce que j’aime les séries théâtrales en plusieurs épisodes, et puis parce que ça fait un petit moment qu’on n’est pas retourné à la MC93 malgré sa chouette programmation.

Nos paysages mineurs & En finir avec leur histoire – MC 93 – Du 24 janvier au 4 février

Que voir à Paris en cette rentrée 2023 ?

C’est la rentrée ! Pour être tout à fait honnête, à l’heure où j’écris ces lignes, j’ai déjà vu mon premier spectacle de cette nouvelle saison 2023-2024 ! Et si cette première sortie donne le ton pour l’année à venir, elle va être chouette, c’est moi qui vous le dis (sauf pour le déjà retard dans mes articles, ça, clairement, on n’en veut pas !) ! En attendant, c’est la tradition maintenant, on se prend à rêver que tous les spectacles qu’on a sélectionnés seront bons – voire excellents, après tout, l’heure est encore au fantasme ! – qu’on restera toujours mordue sans trop sortir les crocs, et qu’on en sortira, d’une manière ou d’une autre, un peu grandis, un peu divertis, un peu apaisés, un peu différents de quand on y est entrés !

Flannan Obé, je l’ai découvert dans Lucienne et les Garçons, en 2005. Je n’avais même pas dix ans, les chansons ne m’étaient clairement pas destinées, je me demande d’ailleurs ce que j’en ai réellement compris, mais j’avais simplement a-do-ré. Je connais le CD par coeur et il fait partie des noms que je guette avec envie. J’ai hâte !

Qu’on en finisse ! – Théâtre Essaïon – A partir du 30 août

Je ne connais pas du tout cette pièce (ça arrive même aux meilleurs) mais la perspective de la découvrir incarnée par Nicolas Vaude m’enchante absolument.

Le neveu de Rameau – Théâtre du Ranelagh – A partir du 9 septembre

J’ai une relation amour-haine avec Michel Fau. Pour moi, il a été génial, puis il a eu une période un peu sombre, et puis il est redevenu assez génial (et puis il a un peu oublié de travailler sur Le vison voyageur cet été mais on a ri un peu quand même donc on pardonne). Bref, s’il est dans sa période géniale, ça vaut le coup. Et puis le voir partager l’affiche avec Régis Laspalès, je sais pas, ça m’a fait rigoler, on est bien peu de chose vous savez.

Piège pour un homme seul – Théâtre de la Michodière – A partir du 9 septembre

Quand j’ai vu l’affiche, j’ai d’abord eu un petit effet de recul – je ne me suis pas encore faite à la nouvelle charte graphique de l’Oeuvre, non, même si ça fait 7 ans, que voulez-vous. Mais difficile de passer à côté d’une distribution pareille : François Vincentelli, Éric Laugérias et Jeanne Arènes, mis en scène par Julien Boisselier de surcroît ? On fonce !

L’effet miroir – Théâtre de l’Oeuvre – A partir du 12 octobre

Je ne connais pas du tout Eva Rami, mais on m’en a suffisamment parlé à Avignon pour que j’aie envie de découvrir son seul en scène. Elle a fait complet au théâtre du Train Bleu et ce titre m’attire. Pas besoin de beaucoup plus pour aller faire un tour du côté du Lepic à la rentrée !

Va aimer ! – Théâtre Lepic – A partir du 29 septembre

J’ai découvert Les Funambules au 2016 grâce à la merveilleuse programmation du Vingtième Théâtre qui faisait la part belle aux spectacles musicaux. J’avais adoré, certaines des chansons sont devenues cultes (on est des Filles à pédés ou pas nous ?) et j’ai vraiment hâte de les redécouvrir dans cette version féminine !

Les Funambules – Elles – Théâtre Essaïon – A partir du 12 octobre

Anouilh et Emeline Bayart, il ne m’en faut pas beaucoup plus. D’autant que c’est un texte que je ne connais pas. Je signe direct !

La culotte – Théâtre de l’Athénée – A partir du 20 septembre

Attention, c’est pas Racine, c’est Sénèque (petite déception, oui oui, on sait). Mais c’est Georges Lavaudant (haaaaa !). Et Maxime Taffanel (ça vous dit peut-être rien mais je l’ai découvert au Off il y a quelques années et je suis simplement ra-vie de le redécouvrir dans un projet pareil !). C’est un go, quoi !

Phèdre – Théâtre de l’Athénée – A partir du 12 octobre

Bon ça c’est évidemment le truc à ne pas rater ! Alain Françon, déjà, c’est le GOAT, mais en plus avec Vincent Dedienne en Fadinard je pense qu’on ne peut même pas encore imaginer l’explosion que ça va être. Et je ne parle pas du reste de la distribution (Suzanne de Baecque keurkeur) ni de la composition musicale de Feu! Chatterton. Je peux juste vous dire que c’est le spectacle que j’attends le plus pour la rentrée.

Un chapeau de paille d’Italie – Théâtre de la Porte Saint-Martin – A partir du 27 septembre

C’est l’un de mes plus grands souvenirs à la Comédie-Française : L’Opéra de Quat’sous mis en scène par Laurent Pelly. C’est pour moi l’un des spectacles qui signe le début de la passion chevillée au corps, le truc qui ne peut plus s’enlever, jamais. J’ai un peu peur de découvrir cette nouvelle version, mais c’est un tel plaisir d’entendre chanter les comédiens-français (et de retrouver cette pièce !) que j’ai quand même bien hâte.

L’Opera de Quat’sous – Comédie-Française – A partir du 23 septembre

Ça m’a fait marrer. Ce pitch de concours de maisons de retraite sous forme d’émission de télé, vraiment, c’est terriblement intriguant. Et puis, même si je ne suis pas une grande fan de Christophe Montenez en tant que comédien, je suis curieuse de savoir quelle esthétique son collectif, Les Batards dorés, va donner à ce spectacle. Beaucoup d’attentes, en fait.

Et si c’étaient eux – Comédie-Française – A partir du 27 septembre

Les Filles de Simone, on ne les présente plus, ça fait des années que je les suis, j’ai raté leur spectacle à Avignon (mais parce que je savais qu’il viendrait à Paris, vous croyez quoi ?) et j’ai hâte de voir comment elles ont traité le couple (et d’en rire, beaucoup).

Derrière le hublot se cache parfois du linge – Théâtre 13 – A partir du 14 septembre

Hervé Pierre a quitté la Comédie-Française et on a décidé qu’on le suivrait partout. Son Homme de plein vent était un ovni théâtral qui laissera une trace en moi, et ce Tachkent s’avère plus que prometteur (Mamma mia la distribution !). Hâte !

Tachkent – Studio Marigny – A partir du 12 septembre

Bon je vais pas faire trop la meuf : je suis complètement perdue dans la saison du Rond-Point. Je n’ai plus aucun repère et ce sera donc un peu à l’aveugle pour cette année. Mais ce spectacle, j’en ai entendu beaucoup de bien d’un peu partout, alors voilà.

One Song – Théâtre du Rond-Point – A partir du 12 septembre

10 ans. Ça fait 10 ans que j’ai vu le Repas des fauves au Théâtre du Palais-Royal où il faisait salle comble. J’en garde un souvenir assez glaçant. J’hésite encore un peu à remettre ce souvenir en jeu, mais la présence de Thierry Frémont que j’adore et qui se fait rare au théâtre, est quand même un argument de poids.

Le Repas des Fauves – Théâtre Hebertot – A partir du 14 septembre

Écoutez, hein, voilà, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise. Oui, la raison qui me pousse à aller voir ce spectacle c’est Sami Bouajila et oui le fait qu’il soit incroyablement beau pèse aussi dans la balance. Ok je suis une groupie mais pas seulement : je suis aussi complètement dégoûtée d’avoir manqué Disgrâce, dans lequel il devait incarner le premier rôle, programmé puis annulé au Théâtre du Rond-Point la saison dernière. On se rattrape comme on peut !

Un Prince – Théâtre de l’Oeuvre – A partir du 1 septembre

Ok, je le reconnais, ma première réaction ça a été no way. Mes derniers souvenirs avec Jacques Weber au théâtre sont trop décevants. Mais foutue curiosité oblige, on a quand même envie de voir ce que ça donne. Oui, c’est de la curiosité malsaine, je sais, mais voilà, c’est comme ça.

Ruy Blas – Théâtre Marigny – A partir du 27 septembre

J’ai raté Stallone (mais c’était voulu, je ne le sentais pas), mais je dois dire que ces Gratitudes proposées par le même metteur en scène me font davantage envie. Sans doute parce que Catherine Hiegel, hein, on va pas se mentir. Et puis la présence de Pascal Sangla, c’est quand même gage de qualité. Bref, curieuse.

Les Gratitudes – Le 104 – A partir du 8 novembre

J’avais du mal avec Sebastien Thiery car ses fins me frustraient toujours énormément, mais je dois reconnaître que Demain la revanche m’a un peu réconciliée avec l’auteur. Du coup, ce Video Club, pour Yvan Attal et Noemie Lvovsky, pourquoi pas !

Video Club – Théâtre Antoine – A partir du 14 septembre

J’ai l’impression que le nom de Delphine Horvilleur est sur toutes les bouches depuis quelques temps. J’aurais aimé avoir le temps de lire au moins l’un de ses livres avant de découvrir le spectacle – j’avoue avoir un peu peur de passer à côté – mais je suis vraiment intriguée.

Il n’y a pas de Ajar – Théâtre de l’Atelier – A partir du 1 septembre

J’avais beaucoup aimé Les Voyageurs du crime et Le Cercle de Whitechapel avait eu de très bons retour. L’heure des assassins reste dans le créneau du théâtre policier, c’est quelque chose qu’on ne voit pas si souvent, et surtout aussi bien fait !

L’heure des assassins – Théâtre du Lucernaire – A partir du 25 octobre

Je ne suis pas une grande fan de Claudel, par contre j’adore Mathilde Bisson et François Deblock. Et puis Le Poche, c’est quand même la tradition !

L’Échange – Théâtre de Poche-Montparnasse – A partir du 12 septembre

Sélection Avignon OFF 2023

Une saison de plus qui s’achève. Eh oui, pour les théâtreux, ce n’est pas Noël qui signe la fin d’une année mais bien le Festival d’Avignon ! Et qui dit Festival dit sa traditionnelle sélection ! Comme chaque année, j’ai épluché pour vous le programme, en long en large et en travers. On commence par le regarder une première fois grossièrement en se fiant surtout aux affiches, puis on détaille plus soigneusement la programmation des théâtres qu’on aime le plus, puis on cherche le nom des comédiens et autres metteurs en scène habitués du Festival qu’on suit chaque année, puis on devient vraiment sérieux et on lit les résumés des pièces et là vraiment on peut dire qu’on a une sélection aboutie. Alors c’est cadeau : les envies de la Mordue sont là !

Voilà typiquement un spectacle qui fait partie de la dernière salve d’épluchage du programme. Celui-ci, c’est clairement son résumé qui m’a fait de l’oeil – peut-être parce que j’aurais moi-même besoin de quelqu’un qui pense à ma place en ce moment pour lui déléguer quelques petites taches plus ou moins ingrates… Hâte de voir comment la charge mentale est traitée !

Un bon job – Théâtre des Gémeaux – 10h – Durée 1h15

Le Théâtre Actuel fait partie de mes incontournables chaque année (et pas seulement parce qu’il est en face de la boulangerie qui fait les meilleurs moelleux d’Avignon !). Ce spectacle a vraiment tout pour me plaire : il est musical (joie !), il met en scène des comédiens que je suis (joie bis !), et il rassemble un nombre conséquent d’artistes au plateau, ce qui est toujours agréable – surtout à Avignon (joie ter !). Joie au programme, donc !

La voix d’or – Théâtre Actuel – 11h45 – Durée 1h30

Une sale histoire a d’abord échappé à mon radar lors de mon épluchage de la programmation des Béliers (qui est bien bien BIEN présent dans ma sélection cette année !) et c’est finalement le nom de Eric Herson-Macarel qui a attiré mon regard ! J’ai jeté un rapide coup d’oeil à l’histoire : bon, ce ne sera pas gai, mais au moins ce sera bien joué !

Une sale histoire – Les Béliers – 13h40 – Durée 1h30

Celui-ci, c’est au nom de Marc Pistolesi que je le dois. Je suis le comédien depuis des années et je suis toujours ravie lorsque je trouve son nom dans le programme ! Sans lire le résumé, j’ai comme une petite idée du sujet du spectacle, et je dois dire qu’en apprendre davantage sur Jacques Chirac ne me déplaît pas !

Jacques et Chirac – Théâtre des Barriques – 19h50 – Durée 1h20

Je ne sais rien de Pauline Carton. Je n’avais même jamais entendu ce nom avant de découvrir ce spectacle. Par contre, je sais que j’adore Christine Murillo. Et que ça me suffit pour savoir que je vais adorer Pauline & Carton.

Pauline & Carton – La Scala Provence – 10h15 – Durée 1h

Encore un spectacle chiné chez Les Béliers dont le cru 2023 me paraît particulièrement savoureux ! C’est d’abord le nom de Marc Fayet qui m’a sauté aux yeux, mais c’est en réalité presque toute la distribution qu’on connaît et qu’on retrouve régulièrement sur les planches depuis des années, donc je suis confiante (et intéressée par le sujet, ce qui ne gâte rien !) !

Mata Hari – Les Béliers – 15h35 – Durée 1h30

Myriam Boyer, en fait. Que dire de plus ? Myriam Boyer.

Juste un souvenir – Petit Chien – 19h30 – Durée 1h10

J’ai adoré l’affiche et j’ai soupçonné la thématique. Le OFF regorge particulièrement depuis quelques années de spectacles « engagés » ; reste à trouver les bons et les programmer avec parcimonie pour ne pas finir sa journée au bout d’une corde. Celui-ci promet des blagues et du rap, il n’en fallait pas davantage pour me convaincre !

Le monde ou rien – Théâtre des Béliers – 17h40 – Durée 1h20

Celui-là, je suis bien trop heureuse de le découvrir dans le programme d’Avignon ! D’autant que j’ai failli le manquer ! C’est lors d’une énième relecture du programme que je l’ai enfin vu. Fabian Richard. Éternellement le meilleur Emcee de Cabaret. Et dans un spectacle musical – évidemment ! Que demander de plus ? J’y cours !

Virginie et Paul – Essaïon Avignon – 10h – Durée 1h20

Je n’avais pas réussi à le caser dans l’agenda l’année dernière, cette année sera sûrement la bonne ! Toujours dans ma quête de spectacle musical, c’est évidemment le nom de Béatrice Agenin qui a attiré mon oeil sur celui-ci. La réunion de la mère et la fille, sur scène, pour chanter ce qui leur tient à coeur, c’est quelque chose qui me parle. Une fantaisie qui m’interroge.

Notre petit cabaret – Notre Petit Cabaret – 21h30 – 1h15

J’ai bien aimé le titre, j’ai bien aimé l’affiche, et je me sens complètement concernée par le sujet. Je crois qu’il ne se passe pas un jour sans que je me demande si je suis devenue la personne que je voulais être. Alors si je peux en plus trouver des réponses à mes questions, je prends !

L’exercice du super-héros – La Factory – 12h35 – Durée 1h20

Je ne peux envisager un Festival sans un petit tour au Train Bleu. J’adore leurs seuls en scène mi-autobiographiques mi-engagés, souvent touchants et drôles, toujours prenant. Je ne sais pas si Résilience mon cul sera de ceux-là, mais j’ai adoré le titre. Alors c’est parti !

Résilience mon cul – Le Train Bleu – 15h50 – Durée 1h15

Alors là, alors là, alors là… Je suis complètement on fire ! Je suis une inconditionnelle du Cabaret Madame Arthur à Paris alors autant vous dire que c’est en courant que je vais me rendre au Roi René !

Madame Arthur – Roi René – 23h05 – Durée 1h10

J’ai vu Dominique Pinon avant de voir Fabio Marra. J’aime beaucoup le comédien, je suis moins sensible au travail de l’auteur. Mais après tout cet avis se fonde sur un seul spectacle. Et c’était moment différent, un mood différent, une moi différente. Alors que j’ai toujours adoré Dominique Pinon. Il me surprend toujours. Alors on y va.

La couleur des souvenirs – Les Halles – 21h30 – Durée 1h30

C’est l’affiche qui a attiré mon regard, d’abord. J’ai senti l’histoire d’amour. J’adore les histoires d’amour. C’est compliqué à faire exister vraiment au théâtre, mais quand c’est réussi, c’est une explosion d’émotions qui fait un bien fou et qui donne envie de crier son amour un peu partout. Alors j’espère qu’en sortant de ces Parallèles je chanterai l’amour dans la rue.

Les Parallèles – La Scala Provence – 12h15 – Durée 1h10

Encore un comédien que je suis de Festival OFF en Festival OFF. Cette année, Benoît Giros s’installe à la Reine Blanche et me permet de rester fidèle à ce théâtre où je fais toujours un saut. Ce sera donc un saut à la fois merveilleux et dégueulasse, si j’en crois ce titre qui, je dois le reconnaître, attise ma curiosité.

Une merveilleuse histoire de sexe dégueulasse – La Reine Blanche – 21h50 – Durée 1h05

C’est devenu une tradition (depuis l’année dernière, ok, mais il faut bien un début à tout) : découvrir la nouvelle création de la compagnie Tout le monde n’est pas normal. J’ai de la chance en plus : cette année on y abordera le sujet si touchy si tabou mais surtout si passionnant de la sexualité !

Histoire de baiser(s) – Théâtre des Barriques – 14h35 – 1h15

J’ai découvert Justine Heynemann à travers sa mise en scène de Songe à la douceur en décembre dernier. Je dois reconnaître que je ne suis pas particulièrement emballée par le sujet de Punk.e.s, mais j’avais été tellement transportée par Songe à la douceur que je fais confiance.

Punk.e.s – La Scala Provence – 17h15 – 1h35

Les Filles de Simone, je crois qu’on ne les présente plus. Ça fait un petit moment que je les suis maintenant et j’avais manqué Derrière le hublot se cache parfois le linge pour cause de séminaire en janvier dernier, au Monfort. Mais je ne m’inquiétais pas trop : je savais qu’il serait bien repris quelque part. Et voilà !

Derrière le hublot se cache parfois le linge – Le 11 – 20h20 – 1h25

C’est ma passion pour les vieux comédiens qui m’amène ici. Le nom de Pierre Santini a résonné à mon oreille, et me voici.

Non loin d’ici – Les Gémeaux – 11h50 – Durée 1h25

C’est l’affiche qui m’a d’abord attirée vers Belles de scène. Et elle a vraiment dû me taper dans l’oeil parce qu’après l’avoir manqué faute de place l’année dernière, j’y reviens aujourd’hui. Il faut dire que l’intrigue qui se cache derrière ce travestissement attise fortement ma curiosité…

Belles de scène – Les Gémeaux – 19h – Durée 1h40

C’est rigolo : j’ai d’abord choisi ce spectacle pour sa metteuse en scène car mon accompagnatrice tenait absolument à découvrir son travail, et ce n’est qu’après que j’ai découvert que la distribution comportait Francine Bergé, géniale comédienne qui se fait rare sur les planches ces dernières années. Double go, alors !

La brève liaison de maman – Chapelle des Templiers – 15h50 – Durée 1h30

A chaque fois que je revenais au programme, le nom de Marie-Christine Barrault attirait mon regard. Alors j’ai fini par me pencher sur ce Voyage à Zurich et j’ai l’impression d’y découvrir un spectacle sur la fin de vie et une vision de la mort qui pourrait faire du bien à la grande angoissée que je suis sur ces sujets-là….

Voyage à Zurich – Présence Pasteur – 16h20 – 1h25

Nicolas Le Bricquir. C’est rigolo, moi qui ne retiens pas les noms, j’ai retenu celui-là. Il m’avait tellement marquée dans les spectacles qu’Hervé Van der Meulen montait avec les élèves du Studio d’Asnières. Il ne joue pas dans Denali, mais il signe la pièce et la mise en scène du spectacle qui a reçu le prix du public 2021 du Concours Jeunes Metteurs en Scène du Théâtre 13. De quoi mettre en confiance !

Denali – La Factory – 15h30 – Durée 1h30

C’est encore une petite tradition de la Mordue : voir l’un des spectacles de Mesguich au Festival d’Avignon. Ces dernières années, c’est souvent Mesguich fils (il faut dire que comme il confond souvent le Festival avec un marathon, c’est plutôt facile de trouver un spectacle dans lequel il joue), mais la tradition fonctionnerait aussi avec le père. Je dois bien le reconnaître : j’aime leur patte. Ce sera mon je-ne-sais-combientième Richard III de l’année, et franchement, j’adore l’idée.

Richard III – Les Gémeaux – 21h – Durée 1h50

Comme je suis toujours un peu à la ramasse, j’ai découvert David Castello-Lopes après tout le monde (trèèèèès récemment en vérité), à travers le podcast Small Talk qu’il anime pour Konbini. J’adore le concept, j’adore les interviews et j’adore le mec, alors je me dis qu’un seul en scène avec lui, je devrais adorer aussi.

Authentique – Théâtre du Rempart – 17h20 – Durée 1h30

Porn for the blind. J’ai d’abord cru que c’était un spectacle théorique, le genre de truc où « l’artiste a testé pour vous… » et raconte (j’ai d’ailleurs vu passer un spectacle dans le genre dans le programme du OFF !) Intriguée par le titre, attirée par l’affiche, je me suis finalement penchée sur le résumé du spectacle. Franchement, je suis très curieuse. Et heureuse à l’idée d’y retrouver Lison Pennec !

Porn for the blind – Les Béliers – 21h – 1h15

Bon perso j’ai repéré le nom de Brice Hillairet avant de voir celui de Catherine Jacob dans la distribution. J’ai l’impression que les spectacles sur les divas déchues ou en passe de l’être sont à la mode… et tant mieux, car ils peuvent donner lieu à de beaux moments de théâtre !

Agathe Royale – Les Gémeaux – 14h55 – 1h20

J’ai découvert Félix Radu il y a un petit moment maintenant, avec son spectacle Les mots s’improsent. Il y jouait avec la langue brillamment, à la manière d’un Devos moderne. J’ai l’impression que Rose et Massimo s’éloigne un peu de ça : les mots vont compter, évidemment, mais peut-être va-t-il moins jongler avec. Peut-être va-t-il surtout essayer de leur faire dire l’amour ?

Rose et Massimo – Le Girasole – 15h45 – 1h25

Que voir à Paris en 2023 ?

C’est à présent la tradition (et je la sais demandée et attendue), voici ma pré-sélection des spectacles à voir cette saison ! J’adore ce moment où tout ce que j’ai sélectionné me fait envie, où tous les spectacles sont encore plein de potentiel, et où mon enthousiasme ne présente encore aucune tache ! Je ne sais pas si j’arriverai à tout voir, l’agenda étant déjà bien chargé, mais cela donne des idées en tout genre : public, privé, classique, contemporain, il devrait en avoir pour tous les goûts ! Et je reste preneuse de vos retours, en commentaires ou sur les réseaux sociaux, des pièce que vous avez vues et que vous me conseillez !

THÉÂTRE DE LA HUCHETTE

J’ai vu quelques spectacles d’Emmanuel Besnault maintenant, et même si j’avais été un peu déçue par son Fantasio l’année dernière, j’attends cette nouvelle création avec beaucoup d’impatience, d’autant que j’ai découvert très récemment que Marion Préïté, une comédienne que j’ai découverte à l’Artistic Théâtre il y a quelques semaines à peine, serait de la partie. La Tempête en musique et avec seulement trois comédiens, sacré challenge !

La Tempête – A partir du 27 janvier

THÉÂTRE MONFORT

Chloé Oliveres, je la suis depuis un petit moment maintenant, et c’est d’ailleurs grâce à elle que j’ai découvert Les Filles de Simone, que je me suis mise à suivre également, parce que c’est très chouette ce qu’elles font. J’ai manqué leur création à L’Azimut à l’automne dernier, mais cette fois-ci la date est sanctuarisée pour arriver à les voir.

Derrière le hublot se cache parfois le linge – Du 10 au 21 janvier

THÉÂTRE MONTPARNASSE

Plusieurs émotions contradictoires en découvrant la prochaine création du Théâtre Montparnasse : la joie à l’idée de retrouver Daniel Russo sur scène, et quand même un petit sentiment de déjà vu avec encore un spectacle qui met en scène des personnages célèbres. Charlot, on l’a quand même vu il n’y a pas si longtemps sur la scène du Montparnasse…

Albert et Charlie – A partir du 18 janvier

Bon, là, il y a eu ce qu’on appelle un ascenseur émotionnel : j’adore Marc Citti, mais j’ai beaucoup de mal avec l’écriture d’Isabelle Le Nouvel. Et l’affiche est très moche. Je n’ai pas encore réussi à résoudre le conflit intérieur en moi. A suivre.

Une étoile – A partir du 9 février

THÉÂTRE DE LA SCALA

Olalala, mais qu’est-ce que je l’attends celle-là. Si vous suivez ce blog, vous savez peut-être que Alain Françon, pour moi, c’est le GOAT, c’est le plus grand, c’est tout ce que j’aime au théâtre, et le voir retrouver Beckett quand s’agite encore en moi l’immense souvenir de Fin de Partie il y a 11 ans déjà, c’est beaucoup beaucoup d’émotions. D’autant que je ne connais pas cette pièce, je ne l’ai ni lue ni vue, donc la découvrir dans la version du Maître s’annonce juste l’extase. Oui, oui, tout simplement.

En attendant Godot – Du 3 février au 8 avril

La jolie découverte de la semaine dernière, c’est que j’avais manqué ce joli cadeau dans la programmation de la Scala Paris. Dominique Valadié mise en scène par Alain Françon, c’est évidemment un must see. C’est rigolo comme se font les choses : je n’avais jamais entendu parler de ce monologue de Beckett jusqu’à il y a peu de temps, puis j’en ai vu deux versions très différentes de manière rapprochée ; et comme on dit, jamais deux sans trois…

Premier Amour – Du 22 mars au 19 avril

THÉÂTRE DE POCHE-MONTPARNASSE

J’essaie toujours de faire un tour au Poche Montparnasse à la reprise de saison, d’autant plus qu’ils reprennent souvent avant tout le monde ce qui permet d’éviter l’habituel casse-tête infini du planning. J’aime beaucoup Samuel Labarthe, et ça me suffit pour avoir envie de découvrir L’Usage du monde.

L’Usage du monde – A partir du 5 janvier

COMÉDIE-FRANÇAISE

J’ai découvert l’écriture de Büchner l’année dernière avec le Léonce et Léna mis en scène par Loïc Mobihan et même si c’était sans doute un peu trop romantique pour moi, l’envie de découvrir un nouveau texte est plus forte malgré tout. Et puis, voir une mise en scène de Simon Déletang hors Bussang, ça aussi, je dois dire que ça m’intrigue.

La Mort de Danton – Du 13 janvier au 4 juin

Au moment où j’écris ces lignes, je ne me souvenais plus pourquoi j’avais réservé La Dame de la mer. On prend les places en juin, et puis on oublie. En retournant sur la fiche du spectacle, je m’en suis souvenue : c’est une pièce d’Ibsen, j’adore Ibsen, et je ne sais pourquoi il est quand même rarement joué par chez nous. En plus, il y a Laurent Stocker. Que demander de plus ?

La Dame de la mer – Du 25 janvier au 12 mars

Je réserve systématiquement pour les Cabarets du Français. La chanson au théâtre, c’est mon péché mignon, et quand c’est fait par les Comédiens-Français en plus, c’est généralement très réussi. Et puis aussi, j’adore Souchon.

La ballade de Souchon – Du 26 janvier au 5 mars

THEATRE LIBRE

Alors j’avoue que je suis un peu circonspecte à l’idée de théâtraliser ces entretiens avec François Hollande… tellement circonspecte que lors de mes premières recherches sur la deuxième partie de saison, le spectacle avait échappé à mon radar ! Mais j’aime trop Thibaut de Montalembert pour laisser mes doutes prendre le dessus. Et c’est donc la curiosité qui l’emporte !

Un président ne devrait pas dire ça – A partir du 10 février

BOUFFES DU NORD

Podalydès à la mise en scène, accompagné d’une très belle distribution (Cécile Brune, Philippe Duclos, Mélodie Richard, Nada Strancar, entre autres), je n’ai pas cherché beaucoup plus loin pour ajouter ce spectacle à mon abonnement.

L’orage – Du 12 au 29 janvier

Samuel Achache, ça fait un petit moment que j’en entends parler, et son Sans tambour a fait beaucoup de bruit – en bien – lors du Festival d’Avignon cet été. Heureuse d’ajouter encore un spectacle musical à cette liste !

Sans tambour – Du 22 février au 5 mars

Alors la raison pour laquelle j’ai réservé pour Vertiges s’appelle Suzanne de Baecque. Découverte dans La Seconde Surprise de l’amour de Alain Françon la saison dernière, la comédienne m’a tapé dans l’oeil (sans aucune originalité : je pense qu’elle a tapé dans l’oeil d’à peu près tous les spectateurs). Bref, j’ai hâte de la retrouver sur scène.

Vertiges (2001 – 2021) – Du 23 mars au 8 avril

THEATRE DE L’ATELIER

Elle est vraiment très jolie, la programmation du Théâtre de l’Atelier pour cette deuxième partie de saison. Fin de Partie, c’est un peu sacré pour moi car c’est mon premier grand souvenir d’une mise en scène d’Alain Françon, mais je pense qu’on peut faire suffisamment confiance à Jacques Osinski pour créer un nouveau beau et grand souvenir rattaché à cette pièce.

Fin de Partie – A partir du 19 janvier

THEATRE DU ROND-POINT

J’ai beaucoup entendu parler de Thomas Poitevin, qui a explosé sur les réseaux sociaux pendant le confinement, et pourtant je n’ai toujours pas vraiment vu ce qu’il y produisait. J’aime beaucoup l’idée de voir transposé sur scène quelque chose qui a commencé sur les Instagram. Mais je reconnais que je n’ai pas grande idée de ce que je vais voir.

Thomas joue ses perruques – Du 2 au 18 février

THEATRE MARIGNY

J’ai dû voir Joyeuses Pâques à la télévision avec mes parents étant plus jeune, et j’en ai vaguement le souvenir d’un moment drôle. Je suis sûre que la version Briançon va me laisser un souvenir qui restera longtemps. Et je suis infiniment heureuse de voir un spectacle avec huit comédiens et comédiennes sur scène, sans tête d’affiche, dans un théâtre tel que le Marigny. Rien que pour ça, déjà, bravo !

Joyeuses Pâques ! – A partir du 9 février

THEATRE DE LODÉON

Je trouve toujours les mises en scène de Galin Stoev intéressantes. Même quand je n’aime pas, même quand on ne partage pas du tout la même vision de la pièce, c’est toujours fait avec intelligence et ça interroge des aspects de la pièce souvent peu mis en lumière. Alors j’ai hâte de voir où on se retrouve et où on ne se retrouve pas pour cet Oncle Vania.

Oncle Vania – Du 2 au 26 février

Je n’aime pas tout ce que fait Jean-François Sivadier, et je n’ai notamment pas la même passion que lui pour Nicolas Bouchaud (qui peut être un très bon Iago, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit) mais j’adore Adama Diop (qui peut d’ailleurs être un très bon Othello). Et je rêve de voir un grand Othello. Je croise les doigts : peut-être que ce sera celui-là !

Othello – Du 18 mars au 22 avril

THÉÂTRE DU PETIT SAINT-MARTIN

J’ai une petite revanche à prendre sur ce spectacle, qui n’avait pas enregistré ma place lors de ma venue à Avignon et que j’ai donc raté puisqu’il affichait complet ! Plutôt de bon augure donc, même si j’avoue que le thème ne m’emballe pas particulièrement, j’ai une totale confiance en ces deux comédiens.

Oublie-moi – Du 27 janvier au 1er avril

THEATRE DES BÉLIERS

Vous avez sans doute déjà entendu parler des spectacles de Melodie Mourey, qui ont triomphé aux Béliers Parisiens. J’ai vu Les Crapauds fous il y a quelques années, et je dois dire que le sujet de Big Mother, en plus de m’attirer tout particulièrement, me semble correspondre à merveille à l’énergie de la metteuse en scène !

Big Mother – A partir du 7 février

THEATRE DES GEMEAUX

Je n’ai encore vu le travail de Thomas Ostermeier qu’à la Comédie-Française, où il ne m’a pas vraiment convaincue, mais j’ai tellement entendu parler de ce Richard III avec Lars Eidinger que j’ai sauté sur cette reprise dès qu’elle a été annoncée ! J’ai hâte.

Richard III – Du 12 au 22 janvier

THEATRE DES VARIÉTÉS

J’ai entendu parler du spectacle grâce aux réseaux de Grégori Baquet… car son fils joue dedans ! Grande fan du père, et peut-être un peu trop curieuse, j’ai très envie de découvrir ce que peut proposer le jeune Théophile Baquet… Et puis ça me permettra de retrouver le travail de Jean-Philippe Daguerre, que je sais de qualité, et que je n’ai pas vu depuis un petit moment !

La chambre des merveilles – A partir du 13 janvier

MAC CRÉTEIL

Après la légère déconvenue de son Tartuffe où les comédiens étaient en réalité encore des élèves-comédiens, j’ai très envie de retrouver le travail de Guillaume Séverac-Schmitz. Et puis, comme je verrai un autre Richard III en peu de temps, ça me permettra de comparer !

Richard III – Du 8 au 10 février

THEATRE HEBERTOT

J’ai des vues sur ce spectacle depuis 2020. Je ne connais pas la pièce de Cocteau qu’on m’a énormément vendue, et je dois dire que la distribution m’attire tout particulièrement. J’adore L’Hébertot, qui est rattaché à plein de jolis souvenirs théâtraux, et j’ai hâte de m’en forger un nouveau.

Les parents terribles – A partir du 22 février

THEATRE DE LA VILLETTE

Bon là c’est simple, il n’y a qu’à écrire que c’est Pommerat et c’est une raison nécessaire et suffisante.

Amours (2) – Du 12 au 29 avril

THEATRE MONTANSIER

J’ai beaucoup entendu parler d’Omar Porras, mais jamais pu assister à l’une de ses mises en scène. J’adore Les Fourberies de Scapin, j’en ai un certain nombre à mon actif, mais je gage que celles-ci entreront dans mon petit panthéon personnel ! Avec Laurent Natrella en Scapin, en plus, je me pâme d’avance !

Les Fourberies de Scapin – Du 25 au 28 janvier

THEATRE DE LA TEMPETE

Ca fait un moment qu’on me parle de Simon Falguières en me disant que ça doit être ma came, et je n’ai toujours rien vu de lui. Les retours étaient mitigés sur son marathon théâtral cet été à Avignon, mais j’aimerais quand même découvrir son travail. Je ne sais pas pourquoi, je m’imagine un peu quelque chose dans le style de Pommerat, alors que si ça se trouve, pas du tout.

Les Étoiles – Du 6 janvier au 5 février

La liste de mes envies pour la rentrée théâtrale

Allez, cette fois-ci, je m’y tiens, et je vais même essayer de l’instaurer comme une tradition pour les trois périodes qui rythment la saison théâtrale (rentrée de septembre, rentrée de janvier, et festival d’Avignon), cet article autour de mes attentes !
En vérité, il va aller plus loin que la simple rentrée de septembre : il s’agit plutôt de couvrir la première partie de saison, qui s’étend environ d’aujourd’hui à Noël.
Je me laisse libre d’y ajouter des spectacles au fil de mes découvertes de programmation qui peuvent encore aujourd’hui me manquer et je reste à l’écoute de vos conseils pour faire de cette rentrée 2022 la meilleure qui soit !

THÉÂTRE MICHEL

Je me souviens très bien de mon appréhension devant la création de J’ai envie de toi, il y a trois ans, déjà signé par Sebastien Castro. L’affiche ne me plaisait pas, le titre était pour le moins aguicheur, je m’étais dit que ce n’était pas forcément pour moi. Mais j’ai laissé sa chance au spectacle, et c’était finalement la mienne : j’ai passé un très bon moment. Résultat, aujourd’hui, c’est dans un mood complètement différent que je découvrirai le spectacle, en espérant qu’on n’apprécie pas l’humour de Sebastien Castro seulement quand on pense passer à côté !

Une idée géniale – A partir du 19 août

THÉÂTRE DE LA COLLINE

Difficile de passer à côté d’un spectacle qui réunit Alain Françon et Anouk Grinberg. Et j’ai comme l’intuition que l’art brut va bien aller à Anouk Grinberg. Ça me suffit.

Et pourquoi moi je dois parler comme toi ? – Du 22 septembre au 16 octobre

J’ai l’impression que Wajdi Mouawad et moi, c’est une fois sur deux. Dommage pour moi, j’avais tellement aimé Mère l’an dernier que cette année ne sera sans doute par la bonne. Mais je tiens malgré tout à le vérifier par moi-même. Quand bien même je passerai à côté, je sais que j’assisterai à un travail de grande qualité.

Racine carrée du verbe être – Du 30 septembre au 30 décembre

Il y a quelques années, en stage, j’ai été amenée à travailler sur le spectacle vivant dans la métropole bordelaise et j’ai beaucoup vu ce nom revenir. Le collectif OS’O. J’ai appris à les connaître, un peu, uniquement via cette étude, et je suis vraiment curieuse de découvrir leur travail sur scène. Je m’en suis fait une image dans ma tête, et j’ai hâte de voir si elle s’approche ou non de la réalité.

Boulevard Davout – Du 28 septembre au 16 octobre

Je suis Igor Menjisky depuis plus de dix ans maintenant, et lorsque je pense à lui, je ne sais pas trop pourquoi mais c’est souvent une image enfantine qui me vient. Peut-être parce que je l’ai découvert avec le théâtre d’impro, que je relie à une certaine forme d’amusement, peut-être aussi pour cette forme d »insouciance et d’envie qui se lisent parfois dans son regard. Bref, tout ça pour dire que je lui fais entièrement confiance pour monter un spectacle destiné autant aux adultes qu’aux enfants. En espérant que je piocherai un peu des deux côtés.

Gretel Hansel et les autres – Du 1er au 17 décembre

THÉÂTRE DE LA RENAISSANCE

Je dois le reconnaître : Ivan Calberac ne m’a jamais déçue. Découvert en tant que metteur en scène et co-auteur du premier spectacle de Michael Hirsch, Pourquoi ?, je l’ai retrouvé seul maître à bord d’une très bonne Dégustation il y a quelques années, et du génial Glenn, naissance d’un prodige créé à Avignon cet été. Autant vous dire qu’au vu de la distribution de ces Humains, qui ne comptent pas moins que Isabelle Gelinas et Bernard Campan – excusez du peu – je n’hésite pas une seconde de plus !

Les Humains – A partir du 23 septembre

THÉÂTRE DE POCHE-MONTPARNASSE

Lorsque j’ai vu la distribution de Duc et Pioche, j’ai un peu sauté au plafond. Parce que je suis une grande fan de Sabine Haudepin, qui se fait rare sur les planches ces dernières années. Parce que le couple qu’elle va former avec François-Eric Gendron, je l’ai connu dans un autre spectacle dont j’ai poncé la captation un nombre incalculable de fois : Les Belles Soeurs. Et puis parce que j’ai un faible assumé pour Jean-Marie Besset, qui signe l’écriture du texte. Autant vous dire que je refuse absolument d’être déçue.

Duc et Pioche – A partir du 31 août

COMÉDIE-FRANÇAISE

Je pense que Le Roi Lear est le Shakespeare que j’ai le plus vu ces dernières années. Pas mal de grands comédiens se sont confrontés à ce qui est pour moi l’un des plus beaux rôles du dramaturge anglais, pour des résultats pas toujours convaincants. C’est bizarre, mais quand j’ai appris que c’était Denis Podalydès qui allait incarner Lear, j’ai aussitôt pensé à ce qu’il avait proposé dans La Grande Magie, il y a des années de ça, comme si les rôles se répondaient un peu, quelque part. C’est un choix attendu mais cohérent ; il peut être un très grand Lear.

Le Roi Lear – Du 23 septembre au 26 février

Je ne sais pas trop pourquoi, ce spectacle m’a toujours fait envie. Peut-être parce que je ne connais pas du tout George Sand et que j’ai toujours eu envie de la découvrir. Je n’ai pourtant pas un très bon souvenir de ma première rencontre avec Laurent Delvert, qui avait mis en scène Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée au Studio-Théâtre. Mais on serait très bête de s’arrêter là-dessus pour juger le travail du metteur en scène, et je suis sûre que Gabriel nous offrira l’occasion d’une réconciliation.

Gabriel – 21 septembre au 30 octobre

Alors là. Je signe trois fois s’il le faut. Evidemment, j’ai vu comme beaucoup la version de Disney, mais c’est surtout l’envie de découvrir le conte original d’Andersen qui m’a poussée à réserver. Sa Petite sirène est si belle et si cruelle comparée à la version édulcorée qu’en a fait le studio américain, que je m’attends à tout pour celle-là. Et puis avec Johanna Boyé et Elisabeth Ventura aux manettes, j’ai entièrement confiance. Elles vont me faire retomber en enfance, je le sais.

La Reine des Neiges – Du 23 novembre au 8 janvier

THEATRE SAINT-GEORGES

Ça fait un petit bout de temps que je n’ai pas mis les pieds au Saint-Georges, et je suis ravie d’avoir plusieurs bonnes raisons d’y retourner. Mes premières bonnes raisons s’appelle Cristos Mitropolos et Ali Bougheraba, et sont les co-auteurs du spectacle. Ma troisième bonne raison se nomme Camille Favre-Bulle, découverte avec la même bande dans Sarvil l’oublié de la Canebière il y a un moment déjà. Et ma dernière raison s’appelle Agatha Christie, liée comme pour beaucoup à des moments de lecture marquant, et dont la vie m’est totalement inconnue. Des retrouvailles et des découvertes, ça sonne comme un bon début, non ?

Lady Agatha – A partir du 8 octobre

BOUFFES DU NORD

J’aime profondément le travail de Tiago Rodrigues. Je me dis donc que découvrir sa première pièce ne peut que me combler, ce retour aux sources devant exhaler une essence ultra concentrée du parfum Rodriguesien. Et puis, n’ayant encore vu Tiago Rodrigues parler du couple qu’à travers des oeuvres tierces, j’avoue ne pas savoir trop à quoi m’attendre, à part à passer une belle soirée.

Choeur des amants – Du 8 au 29 octobre

THEATRE DE L’ATELIER

Ne vous fiez pas à l’affiche, ce spectacle est sans doute l’un des incontournables de cette rentrée. C’est évidemment pour cette distribution de haut vol que Les enfants se place en haut du classement des spectacles qui m’attirent le plus dans les mois à venir : voir Cécile Brune, Frédéric Pierrot et Dominique Valadié dans une même pièce, c’est signer pour un moment de grâce.

Les Enfants – A partir du 20 septembre

THEATRE DU ROND-POINT

C’est évidemment pour le génial Jérémy Lopez que je meurs d’impatience de découvrir Max, un seul en scène autour de Max Linder, dont je ne sais rien, à part sa ressemblance avec le comédien qui va l’interpréter. C’est la première fois que je verrai Jérémy Lopez seul en scène, peut-être même la première fois qu’il le sera lui-même, et j’ai entièrement confiance dans son jeu, dans sa puissance d’incarnation, dans le don absolu de ses tripes sur le plateau, pour faire de cette rencontre avec Max Linder un grand moment de théâtre.

Max – Du 20 septembre au 9 octobre

THEATRE DE LA MICHODIÈRE

Il y a quelques années, j’adorais le travail de Michel Fau. Chacun de ses spectacles était un choc esthétique et émotionnel dont je ressortais complètement saisie. Un amour qui ne finit pas, d’André Roussin, fut de ceux-là. J’ai été beaucoup déçue depuis par les mises en scène de Michel Fau, mais j’ai envie de croire qu’avec Lorsque l’enfant paraît, le miracle André Roussin renaîtra.

Lorsque l’enfant paraît – A partir du 16 septembre

THEATRE DE LODÉON

Encore un Tiago Rodrigues, sur un sujet tout à fait différent cette fois, puisque Dans la mesure de l’impossible se confronte aux travailleurs de l’humanitaire. C’est un sujet qui me parle autant qu’il m’interroge, et le découvrir à travers les yeux de Tiago Rodrigues est une chance que je ne laisserai pas échapper.

Dans la mesure de l’impossible – Du 20 septembre au 14 octobre

A chaque fois que je vois un spectacle de Liddell, je pense que je suis prête mais en fait pas vraiment. Je ne comprends sans doute pas tout, mais il m’en reste toujours des images très fortes et des souvenirs davantage sensoriels qu’intellectuels. C’est parce que Liebestod a fait l’unanimité à Avignon la saison dernière que j’ai eu envie de renouveler l’expérience. Et de replonger dans cet univers unique.

Liebestod – Du 10 au 18 novembre

THÉÂTRE DU PETIT SAINT-MARTIN

Après Les règles du savoir-vivre dans la société moderne, Catherine Hiegel poursuit son compagnonnage avec Marcial di Fonzo Bo et le théâtre du Petit Saint-Martin avec une autre pièce de Jean-Luc Lagarce, Music Hall. Elle m’avait déjà fascinée l’année dernière, je n’en attends pas moins cette année. Quand on est Catherine Hiegel, a-t-on autre option que la perfection ?

Music Hall – A partir du 4 octobre

STUDIO DES CHAMPS-ÉLYSÉES

Dire que j’ai failli passer à côté de ce spectacle ! Je suis une grande grande fan de Stefan Zweig : Le joueur d’échec a été un vrai choc et je me souviens avoir lu toutes ses nouvelles à la suite, de manière presque boulimique. Et il y a eu Lettre d’une inconnue. Je me sentais proche de l’écriture de Zweig, de ce qu’il faisait passer, mais elle reste probablement la nouvelle qui m’a le plus touchée, qui m’a blessée et m’a guérie aussi, un peu. Ophelia Kolb a toute la sensibilité et la puissance pour incarner cette inconnue. Que j’ai hâte, mais que j’ai hâte.

Lettre d’une inconnue – A partir du 16 septembre

Sélection Avignon OFF 2022

Qu’est-ce qu’elle est passée vite cette deuxième partie de saison ! J’ai l’impression que c’était hier que je publiais mes conseils pour l’hiver 2022. Comme d’habitude, je n’ai pas pu voir tout ce que je souhaitais, j’ai été déçue par des spectacles que j’attendais brillants, j’ai été surprise par d’autres que je n’attendais pas au bon endroit… Et c’est ce qui fait la magie du spectacle vivant ! Et vous le savez sûrement, il y a un endroit magique hors de Poudlard qui s’appelle : Avignon. Le Festival Off ouvre dans quelques jours, j’y serai dans un peu plus d’une semaine, et partout je vois les copains qui partent pour la Cité des Papes et qui préparent leur programme… comme vous êtes plusieurs à m’avoir demandé ma sélection, voici un petit aperçu de ce qui a pu retenir mon attention lors de l’épluchage traditionnel du programme du OFF !

C’est la tête de Pierre-Olivier Mornas qui m’a d’abord fait m’arrêter sur cette affiche. J’ai découvert le comédien en début de saison dernière dans une Ile des esclaves tout à fait honorable, et son visage a dû me marquer puisque me voilà à lire le descriptif de ce Héros présenté au Théâtre du Roi René. L’histoire attire la curiosité sans non plus déborder de fantaisie, mais c’est surtout la longue distribution, trop rare à Avignon, qui finira de me convaincre. Allez !

Un Héros – Théâtre du Roi René – 14h10 – Durée 1h30

J’avais déjà repéré ce spectacle dans la programmation des Déchargeurs, attirée par cette affiche pour le moins éloquente, mais il est tombé à une période où j’avais un planning déjà trop chargé pour rajouter des extras. Heureuse de le voir apparaître dans la programmation du Train Bleu où je pourrais donc satisfaire ma curiosité – et si je peux en plus en apprendre davantage sur Angela Merkel, c’est parfait !

Guten Tag, Madame Merkel – Théâtre du Train Bleu – 16h25 – Durée 1h20

Tous les prétextes sont bons pour sélectionner un spectacle dans la jungle avignonnaise. Pour La Fabrique des idoles, c’est le titre qui m’a interpelée, je ne saurais pas trop dire pourquoi. Le hasard fait bien les choses, l’idée de fictionnaliser notre quotidien pour parvenir à (mieux) le vivre me parle complètement. Je ne sais pas trop où ça va, mais clairement, on y va.

La Fabrique des Idoles – Le 11 Gilgamesh – 20h15 – Durée 1h35

C’est plusieurs choses qui m’ont attirée ici. L’affiche en ombre chinoise, qui est assez graphique et se remarque dans la mêlée des affiches avignonnaises. Le nom de Josiane Stoleru, comedienne que je suis depuis quelques années maintenant. Celui de Glenn, derrière lequel je devine Glenn Gould (sans être allée vérifier, j’imagine ma tête si ce n’est pas de ce Glenn là qu’on parle !). L’occasion peut-être de se réconcilier avec le célèbre pianiste dont les interprétations m’ont toujours laissée de marbre !

Glenn, naissance d’un prodige – Les Béliers – 11h50 – Durée 1h30

Chloé Oliveres, je l’ai découverte il y a plus de dix ans maintenant dans un texte de Besset, Je ne veux pas me marier. J’ai suivi son parcours, la formation des Filles de Simone, collectif engagé dont les spectacles aux noms à rallonge abordent avec humour des préoccupation féministes, et j’ai été un peu étonnée – et ravie ! – de découvrir la présence de son seul en scène à Avignon cette année. Je connais mal Patrick Swayze, en plus, ça tombe bien !

« Quand je serai grande, je serai Patrick Swayze » – Les Béliers – 14h30 – Durée 1h

C’est dans la sélection de Théâtre Cote Coeur que j’ai piqué celui-ci. Très sensible à la cause écologique, mais toujours un peu perplexe à l’idée de la mettre au coeur d’une pièce de théâtre, j’ai envie de faire confiance à ce spectacle dont le titre chante tout seul dans ma tête chaque fois que je le lis. Et puis, ça sera l’occasion de découvrir le théâtre des Doms, où, je crois, je ne suis jamais allée.

La bombe humaine – Les Doms – 16h25 – Durée 1h25

Ca fait un petit bout de temps que Marie-Julie Baup est absente des plateaux. Trop longtemps en vérité ! Son nom sur l’affiche me suffit à réserver ce spectacle. Et en jetant un coup d’œil approfondi, je note la présence de Thierry Lopez dont le spectacle Ich bin Charlotte avait beaucoup fait parler il y a quelques années. Bref, autant de raisons de découvrir ce spectacle !

Oublie-moi – Théâtre Actuel – 11h55 – Durée 1h15

Encore un spectacle qui a plus d’une corde à son arc. La première que j’ai repérée, c’est la présence d’Elisabeth Ventura, trop rare sur les planches depuis quelques années. Je suis ravie d’avoir une occasion de la retrouver. La seconde, c’est évidemment Johanna Boyé, la metteuse en scène que rien ne semble pouvoir arrêter : après les succès de Est-ce que j’ai une gueule d’Arletty et de Je ne cours pas je vole lors des précédentes éditions avignonnaises (que j’avais repéré, mais manqué), elle revient avec cette adaptation de roman plus que prometteuse. Avec une distribution importante, rare dans le OFF, je ne vais pas bouder mon plaisir.

L’invention de nos vies – Théâtre Actuel – 17h30 – Durée 1h35

Je suis toujours à la recherche d’un spectacle musical dans ma sélection du OFF. Il m’avait manqué l’année dernière, je compte bien me rattraper cette année. Eric Laugerias, je l’ai croisé plusieurs fois sur scène ces dernières années, souvent chez Nicolas Briançon. Je connais son talent de comédien, ce sera l’occasion de découvrir celui de chanteur – et quoi de mieux pour ça qu’un récital Reggiani où les chansons se jouent autant qu’elles se chantent ?

Reggiani par Eric Laugerias – Les Gémeaux – 23h – Durée 1h25

Toujours dans ma quête de spectacle musical, c’est évidemment le nom de Béatrice Agenin qui a attiré mon oeil sur celui-ci. La réunion de la mère et la fille, sur scène, pour chanter ce qui leur tient à coeur, c’est quelque chose qui me parle. Une fantaisie qui m’interroge.

Notre petit cabaret – Au coin de la lune – 15h – 1h15

Je me souviens de la présentation de Cinq étoiles lors de la conférence de presse du festival des Floreales : sorte de dystopie à la Black Mirror où tout est noté sur cinq, ça m’avait déjà bien fait envie à l’époque. La participation de Emmanuel Besnault au projet, que je ne découvre qu’aujourd’hui, achève de me convaincre tout à fait. Vivement !

Cinq Etoiles – La Factory – 15h50 – Durée 1h15

C’est le mot de professeur dans le résumé de la pièce qui a attiré mon oeil pour celui-ci. Professeur, c’est un métier qui me fait envie depuis toujours, j’y ai beaucoup pensé récemment, j’ai dû partager des interrogations avec Sebastien Bravard qui nous raconte son histoire et cet Élémentaire m’apportera peut-être des réponses. En tout cas, j’ai hâte d’entendre ce que ce maître d’école du jour et comédien de nuit a à nous raconter sur sa double vie.

Elementaire – Le Train Bleu – 10h – Durée 1h10

Là, c’est un peu le mystère. Qu’est-ce qui m’a arrêté sur ce spectacle, je ne sais pas trop. Peut-être le nom de Solenn Denis, dont j’avais découvert le travail avec Sandre il y a quelques années, mais c’était en tant qu’autrice et non qu’actrice. Cela a suffi pour me donner envie de lire le résumé, et m’intriguer complètement par cette forme qui se déroule entièrement dans une cabine téléphonique. Franchement, je demande à voir.

Téléphone-moi – Le 11 – 18h10 – Durée 1h40

Encore un spectacle qui multiplie les critères de sélection. D’abord, le titre du spectacle, original sans faire l’intéressant, ce qui me fait m’arrêter quelques secondes. Ensuite, le nom de Stanislas Roquette, découvert dans Le Fils mis en scène par Jacques Lassalle il y a quelques années. C’est toujours chouette de retrouver un comédien dans un spectacle totalement différent. Enfin le Train Bleu, en qui j’ai entièrement confiance pour la programmation (et je crois que ça se voit un peu dans ma sélection). Le thème du spectacle m’évoque La métamorphose des Cigognes, qui avait ouvert mon OFF de l’année dernière complètement au hasard, et qui avait tiré dans le mille. Plutôt de bon augure, non ?

Insuline & Magnolia – Le Train Bleu – 14h30 – Durée 1h20

J’ai toujours une hésitation à Avignon lorsque reviennent de gros succès que j’ai manqués : rattraper mon retard en bénéficiant de la sérénité du bon spectacle ou continuer d’essaimer les créations pour faire monter l’excitation de la découverte ? Dans la peau de Cyrano, je suis a peu près sûre d’aimer, on me l’a conseillé moulte fois, le spectacle reprend des extraits de ma pièce préférée. C’est gagné d’avance !

Dans la peau de Cyrano – Théâtre des Corps Saints – 16h50 – Durée 1h20

Je n’ai jamais trop compris pourquoi ma mère avait acheté Les mecs que je veux ken en librairie, c’est pas franchement un titre pour elle, mais le fait est que le livre a fini par atterrir chez moi et que je l’ai tout simplement dévoré. J’ai l’impression de déjà connaître un peu Rosa Bursztein à travers ce journal pas si intime de sa vie sentimentale et un peu professionnelle, mais j’ai déjà hâte de retrouver sur scène cette étrange liberté dans laquelle le manque de confiance en soi se fait toujours une place.

Rosa – Les Béliers – 22h35 – Durée 1h05

Ali Bougheraba. C’est l’un des premiers noms que je cherche lorsque paraît la programmation du OFF chaque année. Que ce soit avec l’équipe des Oubliés de la Cannebière, pour du stand up ou comme metteur en scène d’un spectacle d’improvisation, je ne manque jamais ce qu’il propose. Alors, si c’est dans Gueules Noires qu’on peut découvrir son travail cette année, ce sera Gueules Noires. Point.

Gueules Noires – Le grand pavois – 13h50 – 1h15

J’ai vu revenir le nom de Pierre Cuq dans plusieurs spectacles ces derniers temps, et le voilà qui revient sur le programme du OFF, en tant que metteur en scène cette fois-ci. Je n’ai jamais voulu transformer mon Festival en un moment trop politique, j’essaie toujours de garder un équilibre entre tous les genres théâtraux malgré la prolifération des spectacle militants ces dernières années, mais je ne dis jamais non à quelques spectacles engagés pour venir ponctuer ma sélection. Avec Seuil, je pense que j’ai touché dans le mille.

Seuil – Le Train Bleu – 10h – 2h20

J’ai manqué plusieurs fois Conseil de classe qui avait fait beaucoup parler de lui il y a quelques années. C’est d’ailleurs par ce succès au Off que j’ai entendu parler pour la première fois de Geoffrey Rouge-Carrassat, me poussant à découvrir son spectacle Roi du silence L’année dernière. Même si je reconnais avoir été plus déstabilisée que franchement convaincue, je garde le souvenir d’un vrai travail théâtral qui me donne envie de retrouver le comédien avec ce texte qui peut-être me parlera davantage.

Conseil de classe – La Reine Blanche – 20h – Durée 55 min

Celui-ci, c’est à la sélection du Magazine Théâtral que je le dois. Je suis souvent friande de ce qui mêle science et création, les deux milieux entre lesquels je navigue au quotidien, alors un spectacle monté par un acteur à la double-casquette de comédien et biophysicien, ça m’intéresse tout de suite – d’autant que je connais l’exigence et la qualité de ce que propose la Reine Blanche, spécialisé dans le mélange art et science.

Cerebrum – La Reine Blanche – 14h25 – Durée 1h15

Ils sont bons, les attachés de presse. Je n’avais pas repéré ce spectacle dans la programmation des Halles alors même qu’elle fait partie de celles que je scrute minutieusement d’habitude. C’est en recevant un courriel au titre racoleur style L’ANCIEN PENSIONNAIRE DE LA COMÉDIE-FRANÇAISE que j’ai découvert le spectacle. J’ai toujours beaucoup aimé Elliot Jenicot et Français ou pas Français, je continue de suivre son parcours avec plaisir.

Le facteur cheval ou le rêve d’un fou – Théâtre des Halles – 11h – Durée 1h20

Je suis toujours à la recherche du bouquin qui me happe tellement qu’il me fait arrêter de vivre dans le réel quelques jours. Monte Cristo est de ceux là. Quand j’ai découvert ce roman, je n’ai plus pu m’arrêter. Je crains toujours un peu les adaptations d’œuvres qui m’ont marquée – toujours peur d’être déçue- et j’avais déjà répère Les prisonniers du chateau d’if au off l’an dernier sans oser vraiment m’engager plus avant. C’est peut-être l’occasion.

Monte Cristo – Le 11 Gilgamesh – 10h – Durée 1h40

Impossible de venir au OFF 2022 sans passer par le nouveau lieu dont on a tant parlé : La Scala Provence, écho sudiste de La Scala Paris ouverte par Mélanie et Frédéric Biessy il y a quelques années. Après épluchage de la programmation, de laquelle on a retiré ce qu’on a déjà vu à Paris, à la Scala ou ailleurs, je retiens un spectacle qui fera la continuité avec mon édition 2021 : j’avais vu Jubiler, avec Benoît Giros mis en scène par Pierre Notte, autour du couple, ce sera Un certain penchant pour la cruauté, autour de questions sociales et d’idées préconçues dans cet environnement si particulier qu’est la famille.

Un certain penchant pour la cruauté – La Scala Provence – 13h05 – Durée 1h20