Festival Mises en Capsule 2013

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Pour la première fois cette année, j’ai assisté à un des spectacles du festival Mises en Capsules qui existe depuis 7 ans déjà et se déroule ua Ciné XIII Théâtre, à Montmartre. Le principe est le suivant : une quinzaine de courtes pièces ou improvisations se jouent pendant quelques semaines dans ce théâtre, et le jury, constitué cette année d’Armelle Héliot, Tania de Montaigne, Sara Giraudeau, François de la Baume et Martine Lang de Coster, décerne un prix au spectacle qu’il aura jugé le meilleur.

Petit théâtre, on y croise en entrant Benjamin Bellecour (alias « Le Frère » dans Colombe vu il y a quelques années), acteur et créateur de l’évènement. Mais il n’est pas la seule personnalité que l’on y repère. J’ai ouvert grand mes yeux et mes oreilles, et j’ai repéré quelques acteurs de théâtre ou cinéma … Entre autres Blanche Leleu, Catherine Salviat, Jean-Jacques Moreau, Stéphanie Caillol, Jean-Paul Bordes, … Sortant du spectacle précédent ou entrant dans la salle en même temps que moi, il y avait du beau monde pour la mise en route de ce festival.

Je n’ai cependant vu qu’une seule pièce ; je ne sais même pas si j’aurais pu tenir pour plusieurs. Non que la qualité de la pièce m’a déçue, non non … Mais l’attente était interminable. Serrés dans un petit hall, étouffant de chaleur, l’entrée dans la salle s’est faite dans la bousculade. Et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que la plupart des fauteuils étaient déjà réservés par des spectateurs ayant enchaîné deux spectacles, et qu’il fallait jouer des coudes pour trouver une bonne place. Après ces quelques péripéties, la pièce a tranquillement pu commencer.

Je suis allée voir L’Inappétence de Rafael Spregelbrud (mise en scène d’Adrien Melin. Comme je m’estime incapable de résumer l’intrigue, autant vous copier ce qui est indiqué sur le site du festival : la journée de Madame Levrette se déroule étrangement. Elle s’embrouille avec son mari, sort prendre l’air au jardin d’enfant où elle rencontre un gitan, se rend dans un bureau pour remplir quelques formalités, elle mange de la confiture de lait et embrasse ses copines sur la bouche. Mais rien n’est, en réalité, ce qui paraît être. Quelque part une guerre a éclaté et sa fille se porte volontaire. Mais c’est loin là-bas. Très loin. Ici, les problèmes sont tout autres.

Croyez-moi, c’est aussi déroutant à lire qu’à voir. Je pense que je n’ai rien compris. Mais étrangement j’ai su apprécier. J’ai ri, et les différentes scènes amènent plusieurs questionnements, plusieurs choix, plusieurs solutions possibles. On attribue à certaines scènes une valeur qui est peut-être toute autre. Mais malgré ma surprise, j’ai pu rentrer dans cette pièce sans difficulté. Il faut dire que les acteurs sont tous très bons, maîtrisent texte et technique sans difficulté. La mise en scène d’Adrien Melin permet de maintenir le spectateur dans l’action, malgré son incompréhension évidente. Là où il serait facile d’en faire trop, il a su rester dans une certaine sobriété et ne pas tomber dans l’exagération. Malgré tout, j’aurais bien aimé mieux comprendre la pièce.

Je ne suis allée voir qu’une pièce mais je pense que le festival est à conseiller. Connaissant le talent de Jean-Paul Bordes, je ne peux que conseiller d’aller voir sa capsule ! Mais n’hésitez pas non plus à aller voir L’Inappétence, qui est peut-être étonnant mais malgré tout intéressant et qui sort de l’ordinaire ! C’est bon de changer, parfois !

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