#OFF18 – Tzigane !

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Critique de Tzigane ! chorégraphié par Pétia Iourtchenko, vu le 18 juillet 2018 au Roi René
Avec Maxim Campistron, Alissa Doubrovitskaïa, Simon Renou, Lilia Roos-Dalskaïa, Petia Iourtchenko, Cécile Joseph, Mary Landret, Kevin Souterre, Angélique Verger, dans une mise en scène de Johanna Boyé

Je ne sais pourquoi ce spectacle m’a tapé dans l’oeil. C’est peut-être l’affiche, avec ce beau mouvement qu’elle suggère et ce rouge profond qui captive. C’est peut-être mon envie de découvrir des spectacles de danse dans une période où ma soif de culture se fait toujours plus importante. C’est peut-être mon goût pour la musique manouche qui envoie l’information à mon cerveau que mes oreilles aussi aimeraient profiter de ce Festival. Quoi qu’il en soit, après avoir raté l’unique représentation parisienne au Carré Bellefeuille, je me rattrape en venant découvrir le spectacle au Roi René.

On m’avait prévenue. Dans la matinée, alors que je mentionne au détour d’une conversation que je vais voir Tzigane ! dans l’après-midi, la personne avec qui je discute fait la moue. Reproche au spectacle ces clichés. Je n’ai pas encore vu grand chose de renversant à Avignon, est-ce que ça vaut vraiment la peine que j’aille découvrir encore un spectacle qu’on me déconseille ? Allez, quand même, j’avais dit que j’irais, tentons.

Quelle belle idée ! Peut-être que c’est parce que je partais avec cette vision en tête, et que j’ai finalement eu une bonne surprise. C’est vrai, il y a des clichés. Encore que, moi qui ne connais rien à cette culture, je parle de clichés car c’est l’exacte vision que j’avais de ce monde-là avant le spectacle. Mais je suppose qu’il a évolué depuis la représentation des gens du voyage qu’on découvre dans Tintin. Homme macho, combats de coq pour une belle, l’histoire est finalement assez creuse.

Mais là n’est pas la question. On l’oublie vite, l’histoire, et à mon sens elle n’est que prétexte pour que la danse démarre. Et là, plus rien d’autre n’existe. J’ai eu la chance d’être au premier rang, de pouvoir observer chaque mouvement de pied, chaque robe voltiger, chaque claquement de doigt, de main, de torse. On est bien loin du Gitano de Kendji Girac – oui, c’est ma seule comparaison, désolée.

Ici la danse devient moyen d’expression, devient nécessité, devient vie pure et simple. L’incarnation est si intense que j’ai cru la troupe étrangère et ai été surprise lorsqu’ils nous ont parlé en français à la fin du spectacle. Ils sont beaux à regarder, ces hommes musclés et ces femmes aux chevelures impressionnantes. Ils sont beaux à regarder, lorsqu’ils nous éblouissent par leurs pas incroyablement rythmés, quelque part entre claquette et corrida. Elles sont belles à regarder lorsqu’elles tournoient dans leurs robes de flamenco. Ils sont beaux. C’est beau.

A ne pas manquer. ♥ ♥ ♥

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