Des cartes cadeaux à gagner pour Noël, ça vous tente ?

Il y a quelque chose qui me manque depuis quelques années, à Noël, c’est la magie. Oui, je fais partie de ces familles qui s’envoient leurs demandes de cadeaux et qui n’ont plus qu’à cliquer sur « acheter » pour avoir accompli leur mission de fin d’année. Alors, certes, on est certain d’amener de la joie. Mais elle vient sans creusage de tête, sans petite ampoule qui s’allume quand on a trouvé L’IDÉE PARFAITE, sans surprise, sans émerveillement. C’est de la joie, mais ça manque de quelque chose.

Alors cette année, je me suis dit que j’allais m’ajouter un petit challenge de Noël. Et que j’allais trouver le cadeau idéal pour vous. Et vous, vous êtes nombreux, vous êtes différents, donc il fallait que je trouve le cadeau qui fait mouche à tous les coups. Et vous savez quoi ? J’ai trouvé ! Bon, ok, j’ai triché un peu, car mon cadeau laisse un choix. Le choix de passer votre soirée en compagnie d’Edmond Rostand ou de Sarah Bernhardt. Excusez du peu !

Si vous choisissez Edmond, vous vous dirigez vers une histoire en mode conte de Noël, du genre qui passe de « rien ne va je suis fauché je suis foutu » à « j’ai écrit l’un des plus grands chef-d’oeuvres de tous les temps » (promis c’est pas un spoil, il paraît que ça s’appelle Cyrano de Bergerac, vous connaissez non ?). Tout ça à la sauce Michalik, je vous raconte pas l’effet euphorisant de la soirée ! Vous repartez avec un moral boosté à bloc et l’envie d’écrire le prochain chef-d’oeuvre du millénaire (et après tout pourquoi pas ?)

Si vous choisissez Sarah, c’est simple : le spectacle s’appelle L’extraordinaire destinée de Sarah Bernhardt, et il porte incroyablement bien son nom. Sarah c’est une énergie, c’est un souffle, c’est un élan de vie qui va où il veut comme il veut quand il veut. Et c’est tellement fort, tellement puissant, tellement unique, que vous êtes pris dans ce tourbillon comme tout ce qui tourne autour d’elle. Autant vous dire que ce spectacle, il sait vous transmettre sa niaque, que vous en ressortez en mode power ranger, prêt à tout défoncer dans votre vie.

Voilà, je vous l’avais bien dit. J’ai trouvé LE cadeau idéal pour vous. Et comme je ne fais pas les choses à moitié, vous vous doutez bien que ce cadeau, JE VOUS L’OFFRE. Oui, oui, vous avez bien lu. Non seulement vous avez maintenant l’idée parfaite pour vos cadeaux de Noël (vous allez faire un malheur sous le sapin, c’est sûr), mais vous pourriez aussi en profiter vous-même sans sortir votre CB. Alors, vous tentez votre chance ?

Pour jouer, c’est très simple : inscrivez-vous ICI pour le tirage au sort qui aura lieu le 18 décembre ! Bonne chance à tous !

L’extraordinaire

Critique de L’extraordinaire destinée de Sarah Bernhardt, de Géraldine Martineau, vu le 29 août 2024 au Théâtre du Palais-Royal
Avec Estelle Meyer, Marie-Christine Letort, Isabelle Gardien, Blanche Leleu, Priscilla Bescond, Adrien Melin, Sylvain Dieuaide, Antoine Cholet, Florence Hennequin, Bastien Dollinger, mis en scène par Géraldine Martineau

Quand ce spectacle a été annoncé, il y a quelques mois, j’ai été complètement hypée. Par la distribution, en réalité, qui réunit des comédiens que je suis depuis des années, plus que par le sujet lui-même. Et plus le temps passait, plus je me disais que, quand même, un biopic sur Sarah Bernhardt, c’est vraiment risqué. Allez, soyons tout à fait honnête : j’y allais dans un état d’esprit mitigé, heureuse de retrouver des comédiens que j’aime mais quand même pleine d’appréhension devant le contenu de la proposition. Je crois que je m’attendais à quelque chose de standard. Je me suis retrouvée devant du grand art. Ça sonne pareil, après tout, je n’étais pas si loin.

Il y a quelque chose qui est rare, au théâtre, que je chéris tout particulièrement et que j’ai souvent du mal à décrire, c’est le sentiment de surprise. Vous ne pouvez pas savoir à quel point c’est frustrant de ne pas pouvoir poser des mots sur cette émotion intérieure qui naît d’un sourcil en l’air, qui évolue en « mais qu’est-ce que… ? » jusqu’à prendre toute la place. Et quand ça prend toute la place, il n’y a plus de question. Vous êtes juste emporté. Et le pari est réussi.

Mais difficile de dire quel était le pari, cette fois-ci. Dans notre sale habitude de tout ranger dans des cases, j’avais fait le pari d’un biopic un peu nianian. Je me suis retrouvée devant une délicieuse fantaisie. Qui soudain se donne des airs de comédie musicale. Qui sait effacer doucement la narration pour laisser place à des moments de franche comédie ou de pure délicatesse. Qui sait aussi jouer avec des tableaux somptueux. Qui ose le théâtre de geste. Je me suis retrouvée devant spectacle déconcertant, qui mélange avec brio et en toute décontraction des éléments qu’on n’a pas l’habitude de voir former un tout homogène. Et dans lequel, finalement, Sarah Bernhardt devient presque un prétexte pour parler de théâtre.

© Fabienne Rappeneau

Je ne sais pas à quel point le spectacle ressemble à Sarah Bernhardt, et à quel point il ressemble à Géraldine Martineau. Et pour tout vous dire, je m’en fous. On en sort comme imprégnés de la liberté absolue qui s’en dégage. C’est un spectacle hors du commun. Un spectacle qui n’a pas voulu choisir entre poésie, accessibilité, exigence, et intelligence. Un spectacle total qui ne s’en donne pas l’air. Un spectacle qui révolutionne les codes sans le revendiquer. Un spectacle qui se fiche des modes. Un spectacle qui fait confiance à son public. Un spectacle qui a choisi de travailler la fluidité des transitions entre les scènes plutôt que de céder à des noirs casseurs de rythme. Un spectacle qui rigolerait bien s’il savait qu’une partie de la salle s’attend à voir un biopic « comme d’habitude ».

Je crois que j’aurais pu me douter, rien qu’avec la distribution, que j’allais assister à un spectacle hors norme. Il faut que je parle de cette distribution. Et pas seulement parce qu’il sont tous excellents. Pas seulement parce que la direction d’acteurs est prodigieuse. Pas seulement parce que cette fois, c’est sûr, on s’est dit qu’on n’allait plus jamais rater une apparition d’Estelle Meyer sur scène. Non, il faut que je vous parle de cette distribution parce que, comme le reste, elle est incroyablement libre. Et étonnante. Elle ne ressemble pas à ce qu’on voit d’habitude. Elle mélange des comédiens issus d’horizons très différents, que j’ai croisés sous la houlette de metteurs en scène du privé comme du public.

Géraldine Martineau semble avoir fait fi de cette fameuse guéguerre. Elle semble avoir choisi avant tout les artistes qu’elle voyait le mieux dans les rôles qu’elle dessinait. Sans prendre en compte le reste, leur bagage ou leurs affinités théâtrales. Et le résultat est fou. Il est fou pas seulement parce que ça fait un petit quelque chose au coeur de les voir réunis, ces comédiens issus d’univers si divers, que j’ai découverts sur tant de scènes différentes, certains que je suis parfois depuis près de quinze ans, d’autres que je suis heureuse de recroiser ce soir-là – Adrien Melin, Blanche Leleu, Isabelle Gardien, Estelle Meyer, Marie-Christine Letort, Sylvain Dieuaide, c’est grâce à vous que j’étais là hier alors merci… et à vous que j’ai découverts ce soir-là, Priscilla Bescond, Antoine Cholet, Florence Hennequin, Bastien Dollinger, enchantée ! Non, le résultat est fou, parce qu’en plus d’être surprenant, culotté, inhabituel, il est complètement réussi. Et puis tant pis, on a essayé d’être un peu à la hauteur du spectacle pendant tout cet article, mais excusez-moi, voir autant de femmes sur scène, en fait, QUAND MÊME, ça fait quelque chose. Voilà. Et merci.

L’extraordinaire destinée de Sarah Bernhardt – Théâtre du Palais-Royal
38 Rue de Montpensier, 75001 Paris
A partir de 16 €
Réservez sur BAM Ticket !

© Fabienne Rappeneau

A la fin de l’envoi, il touche !

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Critique d’Edmond, d’Alexis Michalik, vu le 16 septembre 2016 au Théâtre du Palais-Royal
Avec Anna Mihalcea, Christian Mulot, Christine Bonnard, Guillaume Sentou, Jean-Michel Martia, Kevin Garnichat, Nicolas Lumbreras, Pierre Bénézit, Pierre Forest, Regis Vallée, Stéphanie Caillol et Valérie Vogt, dans une mise en scène d’Alexis Michalik

On l’attendait, le voici : le retour de Magik Michalik est enfin arrivé ! Il nous présente sa nouvelle création, Edmond, au théâtre du Palais-Royal… pour notre plus grand bonheur. Si vous êtes comme moi il y a quelques temps, avant que je ne voie Le Porteur d’Histoire, vous devez vous dire qu’un si jeune auteur un peu sorti de nulle part ne peut rien avoir d’exceptionnel. Détrompez-vous : au même titre que l’auteur à qui il rend hommage, il se peut qu’on parle encore d’Alexis Michalik dans 200 ans.

Dans sa nouvelle création, on découvre Edmond, un poète qui enchaîne les fours dans un XIXe siècle où Georges Feydeau et Georges Courteline sont les plus considérés. Malgré son partenariat avec Sarah Bernhardt, il ne croit plus en son succès jusqu’à ce que Constant Coquelin, le grand acteur du moment, lui commande une pièce. S’ensuit alors de nombreuses péripéties pour l’écriture de son chef-d’oeuvre : Cyrano de Bergerac. Bien que les conséquences qui accompagnent la composition de la pièce soient invraisemblables, on suit docilement l’histoire, emportés par une écriture et un jeu d’acteur tout simplement parfaits.

C’était un pari risqué : en portant sa nouvelle pièce sur l’écriture d’une perfection telle que Cyrano, Alexis Michalik se place à côté du génie, et il suffirait de peu de chose pour qu’il paraisse ridicule. Il n’en est rien. Il se tient à côté d’Edmond Rostand la tête haute – certes pas dans le même registre, mais dans un style tout à fait honorable et qui lui est propre ; Alexis Michalik ne se contente pas de rendre un très bel hommage à la plus grande pièce du répertoire français, il déclame ici son amour pour le théâtre. Et le public est conquis : pour preuve, lors de la représentation factice de la première de Cyrano, alors que les acteurs doivent simuler une salle en délire, les vrais spectateurs que nous sommes nous prenons au jeu et applaudissons à tout rompre une double satisfaction : le plaisir d’entendre à nouveau Cyrano, et celui de découvrir une pièce aussi bien menée.

Comme dans ses précédentes créations, le spectacle grouille de références – et je ne sais si ce boléro de Ravel qui accompagne la pièce en est une à la merveilleuse mise en scène de Podalydès, mais il fait résonner en moi de nombreux souvenirs qui me réjouissent. On reconnaît la patte d’Alexis Michalik : les scènes s’enchaînent de même que les changements de décor. Les acteurs changent de composition comme de costume, avec une facilité telle que rien ne nuit à la compréhension. C’est un véritable travail de troupe qui nous est présenté, et pour les évoquer tous, je ne dirai que Bravo ! Je ne peux que tirer mon chapeau à ces excellents comédiens qui se donnent corps et âme pendant 2 heures : pas un n’est en retrait, toutes les compositions sont menées de main de maître par un Alexis Michalik qui sait où il veut aller.

Même s’il n’écrit pas dans l’espoir du succès, je peux vous garantir que cette pièce en est ! ♥ ♥ 

Bel hommage à Cocteau

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N’ayant pas pu assister au spectacle, j’ai demandé à une complice d’y aller pour moi afin de rendre compte de cet hommage.

Dans la magnifique salle du Théâtre du Palais-Royal, que la citation de Rabelais surplombant la scène met sous le signe du plaisir et de la gaieté : « Mieulx est de ris que de larmes escripre, 
Pour ce que rire est le propre de l’homme. » j’ai pu assister à cette soirée d’hommage à Cocteau où s’entrelaçaient textes et musique.
La salle était pleine, la qualité d’écoute rare. Didier Sandre, de sa voix aux si belles intonations, a lu divers passages de La Difficulté d’être, où le poète évoque son enfance, sa fascination pour le théâtre, l’atmosphère de beauté, d’art et d’amitié qui était indispensable à sa vie, et qu’il a trouvée en particulier au Palais-Royal, où il a vécu.
La beauté régulière et frémissante de Didier Sandre, son élégance discrète et étudiée (éclat d’un gilet émeraude, cintré, sous la veste de costume…) rendent déjà hommage à ce classique qu’est au fond Cocteau. Mais c’est surtout l’art de l’acteur qui restitue l’esprit étincelant et la profonde mélancolie du poète : les textes bien choisis parcourent sa vie, son travail, ses amours, et c’est un bonheur d’entendre cette prose, une des plus belles du vingtième siècle, ces phrases diaprées, larges, mais sans enflure, d’un charme (mot qui revient dans la relation qu’entretint Cocteau avec le théâtre) incroyable. On voudrait tout retenir, tout noter, tant il y a de formules brillantes, saisissantes d’exactitude et d’originalité à la fois, toujours si visuellement évocatrices, qu’il parle du théâtre, des ennuyeux croisés à Morzine, ou du ciel au-dessus du Palais-Royal.
L’harmonie entre la littérature et la musique a contribué à la réussite de ce moment. François Chaplin a joué avec une élégance et une clarté souveraines des morceaux eux-mêmes pleins de charme et de mélancolie. Beaucoup de musique française, de contemporains de Cocteau : Satie, Poulenc, Ravel, mais aussi deux mazurkas de Chopin – je connaissais justement ce pianiste par son enregistrement remarqué des Nocturnes
J’ai le sentiment d’avoir passé une soirée rare –et pas seulement parce qu’il s’agissait d’une date unique, d’avoir célébré l’art qui transfigure la vie, avec cet hommage au poète, mort il y a 50 ans, qui n’a pas encore tout à fait la place qui lui revient. Mais peut-on panthéoniser celui qui a écrit : « Mes amis, faites semblant de pleurer, car je fais semblant de mourir » ? ♥ ♥ ♥

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Repas amer mais savoureux au Palais-Royal

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Critique du Repas des Fauves de Vahé Katcha, vu le 13 juin 2013 au Théâtre du Palais-Royal
Avec Cyril Aubin, Olivier Bouana, Pascal Casanova, Cédric Chevalme, Jochen Hägele, Jérémy Prévost, Julien Sibre, Barbara Tissier, et Caroline Victoria, dans une mise en scène de Julien Sibre

Et oui, c’est bien après tout le monde, longtemps après sa première sur les planches théâtrales, que j’ai enfin vu ce Repas des Fauves dont on a tant parlé. La pièce avait totalement surpris aux Molières il y a deux ans, car on ne s’attendait pas du tout à ce qu’elle rafle 3 prix. Mais puisqu’elle durait encore et encore, je ne me pressais pas à la voir, me disant qu’elle se jouerait toujours quand j’aurais plus de temps. Le temps, je l’ai eu, et même une invitation grâce à Gilles Lanchantin et Gladscope, que je remercie chaleureusement : vous m’avez permis de passer une soirée horriblement délicieuse.

Je tiens d’abord à souligner l’excellent début du spectacle. On entend une radio quelque peu brouillée, nous rappelant Radio Londres et ses « Andromaque se parfume à la lavande » ou encore « Clémentine peut se curer les dents ». Ici, ingénieusement, les messages sont plus facilement décodables : « Les portables sont éteints ». Bonne idée ! Bien que, malheureusement, cela n’a pas empêché mes voisins de jeter de temps à autre un coup d’oeil à leur smartphone si précieux …

L’histoire, je pense que tout le monde la connaît. Un couple (Sophie et Victor) reçoit des amis à dîner pour l’anniversaire de Sophie. Ils arrivent tous les uns après les autres, et je vous les présente rapidement : il y a Pierre, un ancien militaire désormais aveugle, Jean-Paul, un médecin avec qui les autres convives évitent de parler politique, Vincent, un professeur de philosophie qui, on l’apprendra plus tard, est homosexuel, Françoise, ayant perdu son mari à la guerre et souhaitant entrer dans la résistance, et enfin André, pour qui la guerre ne semble pas un problème, et qui est prêt à collaborer pour vivre tranquillement sa paisible existence. La soirée est joviale, André ayant apporté des mets succulents (car rares) en abondance, jusqu’à ce qu’un officier nazi soit tué en bas de l’immeuble. Alors la Gestapo monte dans l’immeuble et choisit deux otages par appartement … Jusqu’à arriver chez Sophie et Victor. Mais Victor et le commandant se connaissent, donc celui-ci offre aux personnes présentes le choix suivant : choisir, parmi eux, 2 otages. Ils ont deux heures.

L’histoire, racontée ainsi, est dure. Si j’hésitais à prendre mes places, c’est également pour cela : supporter un spectacle qui tourne autour des horreurs de la 2nde guerre mondiale, ce n’est pas évident. C’est pourquoi j’ai été plutôt surprise d’autant rire. Et d’un rire franc, dû à certaines situations ou certaines répliques. C’est à cela qu’on reconnaît une pièce bien construite : si le thème et l’enjeu de l’histoire ne sort pas une seconde de notre esprit, le rythme et les répliques parfaites de la pièce parviennent tout de même à faire rire le public. Porté de plus par d’excellents acteurs, la soirée n’en devient que meilleure.

 Le personnage que j’ai préféré est peut-être André, car il est le plus honnête de tous, lâche peut-être mais il ne se voile pas. Il apparaît comme le pire personnage sur scène, mais tous ont la même idée que lui en tête, à savoir sauver leur peau, il n’est que le plus franc. C’est Pascal Casanova qui l’interprète, et le choix est judicieux : le naturel de l’acteur sied parfaitement au personnage, et son côté sans-gène n’en ressort que mieux. Jean-Paul, ses gestes pressant et son air stressé, sont décuplés par Cyril Aubin. Le duo formé par Olivier Bouana et Caroline Victoria, époux hôtes, renforce à la fois la tension présente en arrière plan, par les actes cruels qu’ils accomplissent, mais aussi le comique, par la naïveté enfantine de Sophie. Le côté dandy de Vincent ressort à merveille dans l’interprétation de Julien Sibre. Jochen Hagele et son fort accent allemand impose respect et crainte, de même que Barbara Tissier, presque résistante, semblant courageuse et forte. Mention spéciale à Jérémy Prévost, incarnant Pierre, l’aveugle : le jeu est si précis, la gêne aux yeux si présente, qu’on en vient à croire à l’infirmité de l’acteur. Bravo. 

On en sort en se disant « Mince, comment ai-je pu autant rire pour quelque chose d’aussi affreux ? » On n’en sort pas indemne. A voir. ♥ ♥ ♥

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