Tout est bien qui finit bien, Théâtre 14

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Critique de Tout est bien qui finit bien, d’après William Shakespeare, vu le 19 Mars 2011 au théâtre 14
Avec Rachel Arditi/Alexandra Chouraqui, Romain Bouteille, Julia Duchaussoy, Sébastien Finck, René-Alban Guillon, Christophe Guillon, Emmanuel Guillon, Franck Lorrain, Estelle Simon, Benoît Solès/Maxime d’Aboville, Chantal Trichet, et Yvan Varco ; mis en scène et adapté par Pierre Beffeyte

Je suis de plus en plus habituée à faire « ce genre de critique », pour une pièce vue au 14.
En effet, ça ne change pas beaucoup de d’habitude, ce que je vais dire …
Je ne connaissais pas la comédie de Shakespeare et, pour tout dire, j’ai l’impression que je ne la connais toujours pas ; oui, comme indiqué dans le titre, ce que j’ai vu est une adaptation … quelque chose de très moderne, dira-t-on. Car, à moins que nous ne connaissions pas le même Shakespeare, je ne crois pas qu’il aime ponctuer ses phrases de « Bordel », ou encore de faire des blagues nulles et qui tombent à plat. Non ; je vois plutôt le théâtre de Shakespeare comme un long poème, comme une pièce tout en mélodie, où tout est pensé de façon à ce que ce soit la beauté du texte qui ressorte…
Ici, nous avons affaire à une troupe composée de comédiens plus ou moins bon, plus ou moins drôles, mais tous motivés !
Je pense tout de même à Romain Bouteille, et Maxime d’Aboville, qui sont tous deux très bons dans leurs rôles respectifs.

Malgré tout, et je trouve que cela se sent durant toute la pièce, même avec des bons acteurs, une mauvaise adaptation, avec un mauvais texte, des moments d’ennuis (surtout au début de la pièce), ne tient pas la route.

Mais, si on passe sur ce côté « j’ai-repris-une-pièce-de-Shakespeare-mais-je-suis-pas-fichu-d’en-faire-quelque-chose », alors oui, on ne peut pas dire que ce spectacle soit bon à jeter …. Disons que c’est vraiment une comédie pour qui voudrait se détendre pendant 1h30, mais ce n’est vraiment pas un spectacle qu’on retient.
Cette pièce est donc déconseillée pour tous les fans de Shakespeare, mais conseillée pour ceux qui ne cherchent qu’un divertissement, car c’est une pièce qui « fait passer le temps », mais qu’on oublie presque aussitôt. 

Placement : premiers rangs … 

Léocadia, Théâtre 14

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Critique de Léocadia, de Jean Anouilh, vu début septembre au théâtre 14
Avec Geneviève Casile, Cédric Colas, Pierre Dumas, Noémie Elbaz, Jean-François Guilliet, Thierry Harcourt, et Davy Sardou ; mis en scène par Thierry Harcourt
 
Non. Non, ce n’est pas un problème de texte ; le texte est très bien.
Non. Non, ce n’est pas un problème de mise en scène ; elle est bien également.
Non. Non, ce n’est pas de la faute de Geneviève Casile, ni de Noémie Elbaz.
Cette pièce manque de charme, et ce à cause d’un seul comédien : Davy Sardou.
En effet, celui-ci n’est dans son rôle que pendant 30 secondes ; lorsqu’il passe en vélo au début de la pièce. Il dit une phrase … Ca passe encore (disons qu’il aurait pu tomber de son vélo et gâcher encore plus la mise en scène !). 
Mais après … Il est censé être triste, ailleurs, presque désespéré … Il n’est rien de tout cela. Il est vide, creux. 
Et c’est très dommage, étant donné qu’il est présent pendant les 3/4 de la pièce.
Cela m’a gâché la pièce.
Si on fait abstraction de cet « élément perturbateur », on s’aperçoit que c’est une bonne mise en scène, où seules peu de choses sont à redire (un peu lent à débuter, peut-être …). C’est là qu’on s’aperçoit qu’il suffit de peu pour vous gâcher une pièce ! En revanche, c’est vrai que Geneviève Casile est excellente, elle semble réellement inquiète pour son fils et cherche absolument des solutions aux problèmes. Noémie Elbaz est toujours aussi bonne actrice (je l’avais déjà vu dans Les Belles Soeurs) ; et peut-être que le fait qu’elle soit en couple avec Davy Sardou renforce peut-être également son jeu d’actrice ; elle est à plusieurs reprises au bord des larmes, et semble réellement amoureuse de cet homme.
Placement : comme d’habitude au théâtre 14, premiers rangs.