Car c’est vrai qu’ils ont « la grande classe »

Critique de Masques et Nez – La grande classe, proposé par Igor Menjinsky, vu le 11 mars 2014 au Théâtre de Mathurins

Ce n’est pas la première fois que Masques et Nez est annoncé dans le programme de la saison parisienne. Découvert il y a quelques années lors du festival Off, voilà un spectacle que je ne manque jamais de revoir, car c’est une valeur sûre. Le principe est le suivant : durant un peu plus d’une heure, on assiste à un cours de théâtre, dirigé par Igor Menjinsky. Ils sont 5 comédiens sur scène, 5 professionnels qui incarnent chacun un personnage différent, tous masqués et la voix transformée, tous quidam du quotidien venus assister au cours pour une raison qu’ils expliqueront lors de sa présentation. En effet, la séance débute toujours ainsi : chaque personnage se présente, explique les raisons de sa venue, puis commente rapidement le choix du texte qu’il a préparé pour le jour-même et qu’il interprètera plus tard dans la soirée.

C’était un jour particulier ce mardi 11 mars au théâtre des Mathurins. En raison d’une représentation spéciale presse, les 15 comédiens de l’alternance étaient présents au théâtre. Avant la représentation, les 10 comédiens qui n’interviendraient pas (ou peu) durant la séance se baladaient dans le théâtre, apostrophant chaque spectateur, faisant la conversation, déjà entièrement dans leur personnage : bégaiement, drague, problème d’articulation ou agression sont au rendez-vous ! 

Ainsi, on entre dans la salle déjà de bonne humeur et impatient de découvrir le cours de théâtre. Puis on découvre les différents personnages : on en retrouve certains de connus, comme Eddy le chauffeur de taxi ou Thierry le directeur de casting reconverti dans la télévision. Deux personnages incontournables, peut-être mes préférés. Il y avait aussi Margareth, la strip-teaseuse, Sebastian, papi à la retraite, et Lucas, qui sort tout juste de prison. Ils ont tous un tic, un petit truc à eux, qui sait nous faire rire. Que ce soit volontaire comme celui qui sort toujours des vannes, ou plutôt contre leur gré comme une timidité maladive, chaque personnage est doté d’un talent comique indéniable, et chaque prise de parole se ponctue d’un rire unanime de la salle. 

Je ne peux pas décrire tout le spectacle. Entre Daft Punk, Shakespeare, et Spielberg, c’était une soirée complète. Mais de toute façon, si les oeuvres travaillées sont différentes chaque soir, le plaisir reste le même. Rire ininterrompu garanti. N’attendez plus. Courez-y. ♥ ♥ ♥

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